fr.wedoany.com Rapport : À la base scientifique Professeur Julio Escudero, exploitée par l’Institut chilien de l’Antarctique (INACH), un projet pilote combinant un système photovoltaïque solaire de 27 kilowatts, des batteries et une pile à combustible à hydrogène est en cours de développement. Située à environ 120 km de la côte antarctique, cette base vise à tester des solutions énergétiques hybrides dans l’environnement d’exploitation le plus difficile au monde, tout en réduisant la dépendance des infrastructures antarctiques aux combustibles fossiles.

Ce projet est mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, GIZ) dans le cadre du programme « Team Europe Renewable Hydrogen Development (RH2) », cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie (Federal Ministry for Economic Affairs and Energy, BMWE). Une des options envisagées dans l’étude de préfaisabilité est une centrale photovoltaïque de 27 kW utilisant des cellules solaires monocristallines de 500 watts, avec une configuration prévue pour produire 66 kWh par jour, 1 980 kWh par mois et 11 880 kWh sur une saison de six mois, nécessitant environ 54 panneaux solaires. L’étude compare également cette option à une centrale éolienne de 12 kW et à un système de panneaux solaires photovoltaïques de 11 kW.
Pour la partie hydrogène, la conception conceptuelle prévoit l’utilisation d’un petit électrolyseur d’une capacité d’environ 0,5 Nm³/h (équivalent à 1 kg d’hydrogène par jour) et d’une consommation électrique nominale de 2,4 à 5 kW pour la production d’hydrogène sur site. L’étude autorise les technologies d’électrolyse alcaline, PEM ou AEM, toutes répondant aux exigences du projet pilote. L’hydrogène sera stocké sous forme gazeuse dans des réservoirs fixes ou des bouteilles, avec une capacité minimale de 5 kg et une pression maximale de 30 à 40 bars. L’hydrogène stocké alimentera une pile à combustible PEM, conçue pour fournir jusqu’à 30 kW d’électricité de secours au laboratoire de la base pendant deux heures maximum par mois, avec une consommation d’hydrogène estimée à 4,14 kg par mois, 25 kg par saison d’exploitation et 50 kg par an.
L’électricité produite par la pile à combustible nécessite un onduleur de 30 kW et un tableau de distribution à commutation automatique pour isoler et alimenter directement le laboratoire en cas de panne de courant. La conception du système comprend également des capteurs de fuite d’hydrogène, un système d’alarme, des mécanismes d’arrêt d’urgence, un contrôle thermique, un système de renouvellement d’air, un équipement de purification d’eau, ainsi que des canalisations en acier inoxydable pour l’hydrogène, l’eau et les émissions d’oxygène. Ce projet s’appuie sur des études menées en 2022 et 2023, qui ont évalué la faisabilité technique et économique de l’utilisation de l’hydrogène comme source d’électricité et de chaleur dans des conditions extrêmes. L’analyse conclut qu’il est possible de développer un système modulaire capable de produire, stocker et utiliser de l’hydrogène renouvelable sur site.
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