fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement britannique a annoncé une nouvelle série de financements via le Fonds Planète Bleue (Blue Planet Fund) pour soutenir trois projets internationaux de protection marine visant à obtenir des résultats mesurables pour les populations et la nature : le fonds fiduciaire multi-donateurs PROBLUE pour l'économie bleue, géré par la Banque mondiale, l'Alliance pour l'action sur les risques et la résilience océaniques (ORRAA) et le Partenariat mondial d'action contre le plastique (GPAP), lancé par le Forum économique mondial.
Ces fonds seront répartis entre trois projets spécifiques : 6,7 millions de livres sterling pour PROBLUE, jusqu'à 2,2 millions de livres sterling supplémentaires pour ORRAA et 5 millions de livres sterling pour GPAP. Cela porte l'engagement total du Royaume-Uni envers ces projets à plus de 86 millions de livres sterling depuis 2021.
PROBLUE est un fonds multi-donateurs géré par la Banque mondiale, qui aide principalement les pays à protéger et à gérer durablement leurs ressources marines. ORRAA, quant à elle, s'efforce de rassembler les secteurs financier, gouvernemental et la société civile pour explorer de nouvelles formes de financement des investissements dans les communautés côtières et la protection de l'environnement marin, en se concentrant particulièrement sur les pays en développement. GPAP, en tant qu'initiative phare du Forum économique mondial pour lutter contre la pollution plastique, a établi des partenariats nationaux dans plus de 20 pays, unissant gouvernements, entreprises et société civile pour lutter contre la pollution plastique et accroître les investissements dans la gestion des déchets et la transition vers une économie circulaire.
La ministre britannique des Affaires maritimes, Emma Hardy, a déclaré que derrière chaque statistique se cache une communauté mieux préparée à résister aux tempêtes, des mangroves qui absorbent le carbone atmosphérique et des familles qui évitent de devoir se déplacer en raison de la montée du niveau de la mer. Elle a souligné que ce financement confirme une fois de plus la position de leader du Royaume-Uni à l'avant-garde de la protection marine internationale, et a insisté sur le fait qu'investir dans la résilience des communautés côtières, face aux pressions climatiques croissantes liées à l'élévation du niveau de la mer, est à la fois un choix judicieux et indispensable.
À São Tomé-et-Príncipe, l'un des plus petits pays du monde et l'un des plus vulnérables au climat, les fonds britanniques alloués via PROBLUE ont déjà produit des résultats concrets. Le risque d'inondation a été réduit pour plus de 800 ménages locaux, et environ 20 730 personnes (soit près d'un dixième de la population nationale) devraient bénéficier des interventions de résilience côtière. Les données montrent que chaque livre sterling de subvention britannique génère plus de 3 livres sterling d'investissements plus larges de la Banque mondiale. Dans la baie de Vanga, au large des côtes du Kenya, les projets soutenus par ORRAA ouvrent de nouvelles voies pour le financement marin, en développant l'un des premiers programmes de crédits de biodiversité marine au monde dans les pays du Sud, créant ainsi des flux de revenus durables directement liés à la restauration et à la protection des écosystèmes d'herbiers marins pour les communautés côtières.
La directrice exécutive d'ORRAA, Karen Sack, a déclaré que le Fonds Planète Bleue a joué un rôle clé en soutenant ORRAA dans le développement d'un pipeline de produits financiers et d'assurance investissables, conçu pour renforcer la résilience des communautés côtières vulnérables au climat dans les pays du Sud. Elle estime que ce nouveau financement est essentiel pour redoubler d'efforts et étendre les actions cruciales pour la santé des océans et des communautés qu'ils soutiennent.
La directrice du Partenariat mondial d'action contre le plastique du Forum économique mondial, Clemence Schmid, a déclaré que depuis 2018, le leadership continu du Royaume-Uni a aidé GPAP à devenir la plus grande plateforme multipartite mondiale de lutte contre la pollution plastique, reliant une communauté de partenaires mondiaux à des partenariats d'action contre le plastique dans 25 pays, transformant les ambitions mondiales en actions locales. Elle a souligné qu'à un moment crucial pour le traité mondial sur le plastique, ce nouvel engagement contribuera à renforcer ce réseau, notamment par le lancement du Partenariat national d'action contre le plastique au Kenya (NPAP Kenya), une initiative qui contribue à débloquer des investissements, créer des emplois et accélérer la transition vers une économie circulaire du plastique. Elle a exprimé sa gratitude pour le leadership continu du Royaume-Uni dans la promotion de l'agenda mondial du plastique circulaire.
La représentante spéciale du Royaume-Uni pour les affaires naturelles, Ruth Davis OBE, a déclaré que l'océan est le fondement de la vie sur Terre et que cet investissement apportera des avantages tangibles et mesurables à la nature marine, comme les herbiers marins et les récifs coralliens. Elle estime que lutter contre la pollution plastique, restaurer les écosystèmes côtiers et établir des mécanismes financiers pour la protection à long terme des océans sont des étapes clés pour stopper et inverser le déclin de la nature marine, et que le leadership continu du Royaume-Uni à travers le Fonds Planète Bleue montre ce qui peut être accompli lorsqu'on aborde la crise océanique avec l'urgence qu'elle mérite.
Lors de son séjour au Kenya, la ministre Hardy a également signé, au nom du Royaume-Uni et de ses territoires d'outre-mer, un engagement mondial de haut niveau pour la protection des récifs coralliens résilients au climat. Cet engagement appelle les signataires à intégrer la protection des récifs coralliens dans leurs plans nationaux, à réduire les pressions locales sur les récifs et à mobiliser des fonds mondiaux pour soutenir leur protection. Cette action s'appuie sur le soutien du Royaume-Uni au Fonds mondial pour les récifs coralliens (Global Fund for Coral Reefs), qui contribue à étendre les entreprises qui créent des moyens de subsistance durables et protègent les récifs coralliens dans des sites clés du monde entier.
Ces annonces s'inscrivent dans le cadre d'une participation plus large du Royaume-Uni à la diplomatie marine et environnementale à un moment crucial. Le gouvernement britannique a déclaré que la réalisation de ces travaux à l'échelle mondiale contribue à protéger les intérêts propres du Royaume-Uni, en soutenant des océans plus sains, en renforçant la sécurité alimentaire et en établissant une résilience face aux impacts climatiques, reconnaissant que l'économie, l'environnement et le bien-être du pays dépendent d'un monde naturel prospère.
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