fr.wedoany.com Rapport : Une étude menée sur plusieurs années à Hong Kong montre que l’application d’un revêtement de refroidissement radiatif sur les toits et les murs extérieurs des bâtiments peut abaisser la température des surfaces de près de 9 degrés Celsius, réduire l’accumulation de chaleur pendant les périodes de forte chaleur et, par conséquent, diminuer les besoins en climatisation. Alors que l’Europe traverse actuellement un été marqué par des températures extrêmes et des vagues de chaleur répétées, la consommation de climatisation augmente dans de nombreux pays, et plusieurs équipes de recherche explorent des moyens de limiter l’échauffement des bâtiments avant de recourir à la climatisation.

Le refroidissement radiatif ne produit pas d’air froid comme le fait la climatisation. Selon l’Observatoire de Hong Kong (Hong Kong Observatory), lorsqu’une surface dissipe de la chaleur vers le ciel par rayonnement infrarouge, notamment dans des conditions atmosphériques favorables comme un ciel dégagé, la température de l’objet diminue naturellement. L’équipe de recherche a ainsi conçu un revêtement spécialisé qui réfléchit la majeure partie de l’énergie solaire tout en favorisant la dissipation de la chaleur par rayonnement infrarouge depuis la surface, réduisant ainsi la chaleur retenue par la structure du bâtiment.
La solution cible principalement les toits et les murs extérieurs — les parties des bâtiments qui absorbent le plus de chaleur pendant la journée. Les tests menés par les chercheurs montrent que ce type de revêtement peut atteindre un refroidissement de près de 9 degrés Celsius sur certaines surfaces, limitant ainsi l’échauffement du bâtiment et réduisant les besoins en climatisation pendant les périodes les plus chaudes de la journée.

Le responsable du projet a souligné que cette technologie en est encore au stade de la recherche. Bien que certains bâtiments aient déjà installé des applications expérimentales, elle n’est pas encore envisagée comme une option commerciale de remplacement des systèmes de climatisation traditionnels. Son principe de fonctionnement diffère de celui des appareils de climatisation : au lieu de refroidir l’air intérieur par consommation d’électricité, elle empêche dès le départ l’accumulation excessive de chaleur dans la structure du bâtiment, allégeant ainsi la charge thermique supportée par les habitations ou les bâtiments.
Cette méthode est particulièrement efficace pour les toits et les murs extérieurs exposés longtemps au rayonnement solaire. Moins les composants du bâtiment stockent de chaleur, plus la température finalement transmise à l’intérieur du bâtiment est basse.
Le projet comprend également une deuxième voie de recherche liée à l’exploitation des eaux pluviales. Les scientifiques étudient un mécanisme qui, grâce à un système de conversion d’énergie, transforme le mouvement des gouttes de pluie à la surface en une petite quantité d’électricité. La production obtenue est loin de pouvoir remplacer d’autres sources d’énergie renouvelable ; l’objectif est de vérifier si un même toit peut remplir deux fonctions : réduire l’échauffement du bâtiment et apporter une contribution énergétique minime lorsqu’il pleut.
Les experts rappellent que cette technologie n’a pas vocation à remplacer immédiatement la climatisation, en particulier dans les régions où les températures peuvent atteindre des niveaux extrêmement élevés. Son but est de réduire l’accumulation de chaleur provenant de l’extérieur et d’aider les bâtiments à moins s’échauffer pendant les mois les plus chauds de l’année.





















