fr.wedoany.com Rapport : Le Kenya est en pourparlers avec OpenAI pour installer la première académie OpenAI (OpenAI Academy) en Afrique de l'Est à Nairobi, afin de consolider la position du pays dans le domaine de l'intelligence artificielle dans la région. Le président William Ruto a révélé cette information après avoir rencontré Sam Altman, PDG d'OpenAI, lors du sommet des dirigeants du G7 en France, et a publié des photos de la rencontre sur les réseaux sociaux.
Dans sa déclaration, Ruto a indiqué que les deux parties avaient exploré une coopération potentielle, notamment en faisant de Nairobi le site du premier projet d'académie OpenAI en Afrique de l'Est, en promouvant l'éducation à l'intelligence artificielle, en améliorant les compétences numériques, en soutenant les éducateurs et les apprenants, et en renforçant le positionnement du Kenya en tant que pôle de talents et d'innovation en intelligence artificielle. Il a souligné la nécessité d'utiliser les technologies émergentes pour créer des opportunités pour les jeunes, stimuler l'innovation et garantir que l'Afrique joue un rôle significatif dans l'économie numérique future.
Si ce projet se concrétise, l'académie de Nairobi deviendrait la deuxième académie officielle d'OpenAI sur le continent africain, la première étant située à l'Université de Lagos au Nigeria. Ces négociations interviennent alors que le Kenya figure déjà parmi les pays ayant le taux d'utilisation de ChatGPT le plus élevé au monde. Cependant, aucun accord formel n'a encore été signé entre les deux parties, et le projet en est encore au stade de la discussion.
Cette évolution coïncide avec une vague mondiale d'investissements dans l'intelligence artificielle, les pays se disputant les infrastructures d'intelligence artificielle, les programmes de formation des talents et les opportunités de coopération stratégique. Le cabinet de recherche Gartner prévoit que les dépenses mondiales en intelligence artificielle atteindront environ 2,5 billions de dollars d'ici 2026. Le Kenya a récemment intensifié ses contacts avec les principales entreprises technologiques telles qu'OpenAI, Anthropic, Google, Microsoft, Meta, Nvidia, Mistral AI et Cohere.
La coopération proposée s'appuie sur la stratégie nationale kényane en matière d'intelligence artificielle 2025-2030 (Kenya National AI Strategy 2025–2030), publiée en mars 2025. Cette stratégie se concentre sur la gouvernance, l'éthique, l'investissement, les infrastructures numériques, le développement de l'écosystème des données, ainsi que le soutien à la recherche et à l'innovation en intelligence artificielle. Le Kenya a également renforcé son influence internationale en participant au Comité consultatif de haut niveau des Nations Unies sur l'intelligence artificielle (United Nations High-Level Advisory Board on AI), au Réseau international des instituts de sécurité de l'intelligence artificielle (International Network of AI Safety Institutes), et en dirigeant le Sommet mondial sur la société de l'information (World Summit on the Information Society).
Selon le rapport Digital Global Update Report, le Kenya figure régulièrement parmi les cinq premiers écosystèmes technologiques d'Afrique, surnommé la « Silicon Savannah ». En 2025, son taux d'utilisation des outils d'intelligence artificielle se classe parmi les plus élevés au monde, 97,5 % des adultes interrogés en ligne déclarant utiliser activement les technologies d'intelligence artificielle. Si l'académie de Nairobi voit finalement le jour, elle pourrait offrir des opportunités importantes aux étudiants, éducateurs, entrepreneurs et développeurs d'Afrique de l'Est, et approfondir les liens entre les leaders mondiaux de l'intelligence artificielle et l'écosystème technologique local en plein essor.
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