fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement ghanéen a annoncé la démolition de constructions illégales situées dans six zones humides de la capitale Accra, afin de lutter contre les inondations récurrentes dans cette région et de restaurer le système de drainage naturel. La vice-ministre ghanéenne des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, Gizella Tetteh-Agbotui, a fait cette déclaration le 30 juin 2026 devant le Parlement.
« Monsieur le Président, il y a environ six zones humides à Accra qui doivent être restaurées. Nous devons le faire parce que nous avons besoin d'espaces capables de retenir l'eau. Les rivières doivent avoir leur lit, et les ruisseaux doivent également avoir leur espace », a déclaré Mme Tetteh-Agbotui devant le Parlement. Elle a également indiqué que les personnes ayant acheté des terrains dans les zones humides concernées devraient demander un remboursement aux vendeurs de ces propriétés, car le gouvernement prévoit de récupérer ces zones.
Cette décision intervient alors que la région du Grand Accra a été frappée par de graves inondations le 28 juin 2026, faisant 10 morts, 7 761 familles déplacées et des milliers de résidents touchés. Accra, la capitale du Ghana, située sur la côte du golfe de Guinée, est une zone de basse altitude avec un système de drainage fragile, ce qui la rend très vulnérable aux inondations pendant la saison des pluies. Ces dernières années, avec la croissance rapide de la population urbaine, les zones humides ont été massivement remblayées pour le développement immobilier, affaiblissant davantage la capacité naturelle de rétention d'eau et de drainage de la ville.
Le Ghana est situé sur la rive nord du golfe de Guinée en Afrique de l'Ouest, avec un climat tropical et des précipitations annuelles abondantes. Accra, en tant que centre politique, économique et culturel du pays, a une densité de population extrêmement élevée, et le conflit entre l'expansion urbaine et la protection de l'environnement devient de plus en plus aigu. Cette annonce du gouvernement de démolir les constructions dans les zones humides est l'une des actions les plus ambitieuses du Ghana ces dernières années dans les domaines de l'adaptation climatique et de la gouvernance urbaine.
Selon la déclaration, le gouvernement récupérera les zones humides concernées et procédera à leur restauration écologique afin de rétablir leur fonction de rétention des crues. Les acheteurs de terrains affectés devront se tourner vers les vendeurs pour obtenir réparation de leurs pertes. À ce jour, le gouvernement n'a pas encore publié de calendrier précis pour les démolitions ni le nombre exact de constructions concernées, mais les déclarations de la vice-ministre indiquent que cette action couvrira l'ensemble des six principales zones humides d'Accra.
Cette action intervient après que le Ghana a subi de graves inondations. Les inondations dans la région du Grand Accra ont une fois de plus mis en évidence les risques liés à l'urbanisation anarchique combinée au changement climatique. L'engagement public du gouvernement ghanéen, par le biais d'une déclaration parlementaire, à démolir les constructions dans les zones humides marque une nouvelle étape dans la lutte contre les inondations urbaines et la gouvernance écologique du pays.









