fr.wedoany.com Rapport : Bayer a intégré ses activités américaines de glyphosate (y compris la marque Roundup) dans une nouvelle entité indépendante nommée Ruveon, dont le siège est situé à Saint-Louis, dans le Missouri. Bayer a annoncé cette mesure le 1er juillet, regroupant la tarification, la stratégie de marché, la production et la logistique de son activité américaine de glyphosate en une seule unité opérationnelle, qui reste au sein du groupe Bayer.
Cette restructuration est une mesure d’exécution dans le cadre du plan « Cadre quinquennal » de la division Sciences des cultures, par lequel Bayer espère recentrer ses activités et améliorer sa rentabilité sur un marché concurrentiel des produits phytosanitaires. En 2024, le glyphosate a généré environ 2,4 milliards de dollars de revenus pour Bayer. Ruveon est dirigé par Alfonso Alba Ordóñez, qui travaille chez Bayer depuis 30 ans, et Steve Knodle occupe le poste de vice-président exécutif des activités commerciales.
Brian Naber, responsable des Sciences des cultures pour l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande chez Bayer, a déclaré que l’entreprise franchissait une étape importante vers le « Cadre quinquennal ». Bayer positionne Ruveon comme un acteur plus flexible sur un marché de matières premières confronté à des litiges, à un examen réglementaire et à la concurrence de fournisseurs de glyphosate générique.
Cette restructuration intervient une semaine après que la Cour suprême des États-Unis a statué, par 7 voix contre 2, en faveur de Bayer, estimant que la loi fédérale sur les pesticides prévaut sur les réclamations des États concernant un avertissement insuffisant pour les produits Roundup. Parallèlement, Bayer et Ruveon ont déposé une pétition auprès du Département du Commerce des États-Unis, de la Commission du Commerce International des États-Unis et de la Cour du Commerce International des États-Unis pour imposer des droits antidumping et compensateurs sur le glyphosate chinois, affirmant que les marges de dumping se situent entre environ 69 % et plus de 446 %. Cette pétition a déjà rencontré l’opposition de certains groupes agricoles.










