fr.wedoany.com Rapport : La province de Mendoza, en Argentine, a officiellement relancé le Conseil minier (Mining Council), une institution historique dans le cadre du secteur minier. Cet organe, qui a joué un rôle central pendant des décennies dans la gestion des droits miniers et le règlement des litiges relatifs aux concessions et aux prospections, a repris ses activités cette semaine selon la nouvelle structure établie par la réforme du Code de procédure minière (Mining Procedure Code).
Cette relance a été présidée conjointement par la ministre de l’Énergie et de l’Environnement, Jimena Latorre, et le sous-secrétaire à l’Énergie et aux Mines, Manuel Sánchez Bandini, lors de la première réunion officielle du Conseil. Auparavant, le gouvernement provincial avait officiellement achevé la reconstruction de cet organe. Selon les explications officielles, le Conseil reprend ses fonctions en tant que mécanisme de renforcement institutionnel, afin de participer à diverses procédures minières et d’améliorer la transparence, la sécurité juridique et la qualité administrative du système minier de Mendoza.
Le nouveau cadre redéfinit le champ de compétence du Conseil, modifiant substantiellement la répartition du pouvoir administratif au sein de la structure minière provinciale. Sa relance ne signifie pas un rétablissement complet des pouvoirs qu’il exerçait historiquement.
Avant la promulgation du nouveau Code de procédure minière, le Conseil minier jouait un rôle central dans le fonctionnement administratif du secteur, ses responsabilités dépassant largement le cadre consultatif ou technique. En tant que partie intégrante de l’autorité minière provinciale, il exerçait un pouvoir décisionnel sur les concessions minières, les confiscations, les litiges de prospection et divers recours administratifs. Le nouveau code concentre le pouvoir minier de première instance au sein de la Direction des mines (Mining Directorate), et le Conseil est redéfini comme un organe consultatif et administratif de seconde instance au sein du ministère de l’Énergie et de l’Environnement. Le centre de décision minier a été transféré au directeur des mines, et le Conseil n’agit plus comme un organe décisionnel initial, mais comme une instance ultérieure chargée du contrôle administratif et de la supervision institutionnelle.
Ce changement de rôle du Conseil s’est accompagné de controverses politiques et techniques. Lors des débats législatifs sur la réforme du code en 2024, le projet de loi initial proposait, par son article 4, l’abolition complète du Conseil, ainsi que l’abrogation de la loi créant la Direction des mines. Cette proposition a rencontré l’opposition de divers acteurs du secteur minier. Les associations commerciales, les ordres professionnels et les représentants techniques ont mis en garde contre le risque de concentration des pouvoirs et ont contesté la suppression d’un organe de contrôle et de supervision de longue date. Ces préoccupations ont conduit les législateurs à réviser le projet de loi, et le Conseil a finalement été maintenu dans le cadre, mais avec une structure différente et des pouvoirs plus limités, créant ainsi un modèle intermédiaire, ni une continuité totale ni une abolition complète.
La relance du Conseil minier intervient à une période de croissance de l’activité minière à Mendoza. Avec l’avancement de projets tels que PSJ, le développement progressif du district minier ouest de Malargüe (Malargüe Western Mining District) et le lancement de nouveaux projets d’exploration comme Don Luis, la province a accru ses besoins en efficacité administrative et en sécurité juridique. Le retour du Conseil restaure une institution longtemps inactive, mais sous une forme adaptée au nouveau modèle d’organisation du secteur minier à Mendoza. Il marque à la fois une continuité institutionnelle et confirme que la répartition du pouvoir administratif au sein du système a changé.










