fr.wedoany.com Rapport : L’Université de Pretoria (University of Pretoria, UP) a été sélectionnée pour accueillir un nouveau pôle de l’Initiative sud-africaine de technologies quantiques (South African Quantum Technology Initiative, SA QuTI), faisant du Centre de sciences et technologies quantiques de l’UP (UP Quantum Science and Technology, UPQuST, prononcé UPQuest) l’un des six centres de recherche quantique financés par l’État. Dans ce cadre, l’université développera des technologies quantiques, formera des compétences spécialisées et transformera la recherche avancée en solutions pratiques pour les secteurs social et industriel.
Avec le soutien du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation pour les cinq prochaines années, ce pôle réunira des scientifiques et ingénieurs issus de domaines tels que la physique, la chimie, l’informatique, les mathématiques, l’ingénierie et l’agriculture, afin de développer des technologies quantiques pratiques et de former la prochaine génération d’innovateurs. Le professeur Sunil Maharaj, vice-chancelier chargé de la recherche, de l’innovation et des études supérieures à l’UP, a déclaré que ce nouveau pôle constitue un investissement important pour l’avenir de la science en Afrique du Sud. Les technologies quantiques sont reconnues mondialement comme une capacité stratégique qui façonnera l’économie future. Cette initiative vise à renforcer l’économie du savoir sud-africaine par la recherche, l’innovation et le développement des compétences, tout en créant des opportunités pour approfondir les partenariats nationaux et internationaux, relier la recherche aux priorités industrielles, développer des solutions africaines aux défis mondiaux, et former de jeunes scientifiques et ingénieurs capables de contribuer aux grandes avancées mondiales.
Bien que la science quantique soit hautement spécialisée, son impact pourrait s’étendre à la vie quotidienne. Les chercheurs de l’UP exploreront des technologies capables de détecter les maladies des cultures avant qu’elles ne deviennent visibles, d’améliorer l’exploration et le traitement miniers, d’accroître la précision des diagnostics médicaux, de renforcer la protection contre la cybercriminalité, et de développer des méthodes de calcul capables de résoudre des problèmes que les ordinateurs actuels ne peuvent traiter. Le professeur Tjaart Krüger, qui dirige le pôle UPQuST, a indiqué que cette initiative vise à garantir que l’Afrique du Sud devienne un créateur de technologies futures, et non un simple adoptant d’innovations développées ailleurs. Il a souligné que les technologies quantiques devraient, au cours de la prochaine décennie, transformer les industries comme l’intelligence artificielle transforme aujourd’hui la société. L’objectif est de développer les capacités sud-africaines en calcul quantique, en détection quantique et en métrologie quantique, tout en créant des technologies répondant aux défis concrets, afin que l’Afrique du Sud soit compétitive dans l’économie quantique mondiale grâce à la production de connaissances, d’innovations et de talents qualifiés.
UPQuST se concentrera sur trois domaines de recherche stratégiques : le calcul quantique, la détection quantique et la métrologie quantique (science des mesures ultra-précises). Ces capacités devraient permettre des avancées dans les domaines de l’ingénierie, de l’agriculture, des soins de santé, de la fabrication avancée, de la cybersécurité et des systèmes financiers. Le pôle étudiera également des outils quantiques améliorés pour détecter les deepfakes et analyser les menaces de ransomwares, afin de renforcer la confiance numérique et la résilience face à la cybercriminalité.
Selon Jodie Robbertse, responsable du projet SA QuTI, l’UP a été choisie en raison de ses solides capacités de recherche, de sa culture collaborative et de sa capacité à transformer l’excellence scientifique en impact. Chaque pôle de SA QuTI apporte des atouts uniques à l’écosystème quantique national. L’UP renforce les capacités nationales de l’Afrique du Sud en élargissant ses capacités de recherche, en formant des diplômés hautement qualifiés et en créant des partenariats plus solides entre l’université, le gouvernement et l’industrie.
Au-delà de la recherche, UPQuST jouera un rôle clé dans la formation de la main-d’œuvre quantique sud-africaine, en soutenant des bourses d’études supérieures, des bourses postdoctorales et des programmes de formation spécialisés, tout en impliquant les étudiants dans des collaborations internationales, notamment avec l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (European Organization for Nuclear Research, CERN), ainsi que dans des partenariats au sein du réseau national SA QuTI. Pour l’UP, la création d’UPQuST ne se limite pas au lancement d’un nouveau programme de recherche ; il s’agit d’un investissement dans l’avenir de l’Afrique du Sud, visant à bâtir l’excellence scientifique, à stimuler l’innovation, à créer des opportunités pour les jeunes chercheurs et à renforcer la capacité du pays à façonner l’une des technologies déterminantes du XXIe siècle.










