fr.wedoany.com Rapport : Cette semaine, les tensions régionales ont repris, mais au moins deux pétroliers géants appartenant à la même société semblent avoir traversé le détroit d'Ormuz en empruntant une route protégée par les États-Unis.
Ces deux très grands transporteurs de pétrole brut sont tous deux exploités par Kyklades Maritime Corp., basée au Pirée, en Grèce. Les données de suivi des navires montrent que le « Nissos Kea » a interrompu son signal du système d'identification automatique à l'approche du passage, avant de réapparaître quelques heures plus tard dans le golfe Persique, tandis que le « Nissos Heraclea » se déplaçait en sens inverse.
Au cours des dernières 24 heures, le nombre de pétroliers observés traversant le détroit a ralenti. Cela fait suite à des attaques mutuelles de missiles et de drones entre les États-Unis et l'Iran, un accord de paix temporaire étant au bord de l'effondrement. Avant cette escalade des hostilités, de plus en plus de pétroliers traversaient déjà le détroit d'Ormuz en toute discrétion, et l'impact de ce dernier conflit reste incertain.
Les données de suivi indiquent que les deux pétroliers semblent transporter du pétrole brut en provenance du Qatar. L'un chargeait au champ pétrolifère d'Al Shaheen, tandis que l'autre se dirigeait vers l'île de Halul. Les deux navires n'ont pas diffusé leur destination pendant leur séjour dans le golfe Persique, bien qu'ils aient maintenu leurs transpondeurs allumés la plupart du temps dans la région.
Les données partielles de positionnement du pétrolier grec entrant lors de sa traversée du détroit d'Ormuz suggèrent qu'il a probablement emprunté la route sud du passage, longeant de près la côte omanaise. Le pétrolier sortant se trouvait également relativement près du côté omanais avant d'entrer dans le détroit.
Les États-Unis ont rejeté les affirmations de l'Iran selon lesquelles seules les routes désignées par Téhéran seraient autorisées. Dans un message sur les réseaux sociaux, le Commandement central américain (Central Command) a indiqué que, depuis début mai, les forces américaines avaient aidé à transporter 380 millions de barils de pétrole brut, soit un débit de 5,4 millions de barils par jour. En incluant le flux iranien, ce chiffre dépasserait largement les 6 millions de barils par jour.
Ces derniers jours, plusieurs navires empruntant la route d'Oman ont été attaqués par l'Iran. Téhéran tente de limiter le trafic à la route nord traversant ses eaux. Au cours des dernières 24 heures, le seul pétrolier géant observé empruntant cette route nord pour traverser le détroit avait déjà chargé sa cargaison au terminal de l'île iranienne de Kharg, dans le nord du golfe Persique. Il s'agit du dernier d'une vague de pétroliers géants liés à l'Iran qui ont quitté les ports iraniens ces derniers jours en direction de l'Asie.






