fr.wedoany.com Rapport : Le ministère espagnol de la Transformation numérique et de la Fonction publique (Ministerio para la Transformación Digital y de la Función Pública) lance une consultation publique sur la proposition soumise par la Commission européenne, visant à renforcer les capacités industrielles du continent dans le domaine des semi-conducteurs, à réduire la dépendance vis-à-vis des pays tiers et à accroître la résilience des chaînes d’approvisionnement dans des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, le calcul avancé, les télécommunications et l’automobile.

Cette nouvelle réglementation fait partie du « paquet souveraineté numérique » présenté par l’UE le 3 juin et représente une évolution de la première version de l’European Chips Act, approuvée en 2023. L’UE estime que la première phase a donné des résultats positifs, mais a également identifié des lacunes importantes à combler par une deuxième version, notamment la forte dépendance de l’Europe vis-à-vis des pays tiers pour la conception et la fabrication de semi-conducteurs, ainsi que sa capacité limitée à faire face à d’éventuelles crises d’approvisionnement.
La proposition marque un changement d’orientation par rapport à la réglementation initiale : alors que la première version de l’European Chips Act se concentrait sur la stimulation de l’offre et l’attraction d’investissements industriels, le futur European Chips Act 2.0 intègre également des mesures visant à accroître la demande de semi-conducteurs sur le marché européen et à renforcer la position stratégique de l’UE dans l’ensemble de la chaîne de valeur des semi-conducteurs.
La proposition prévoit également des actions pour promouvoir la production et l’industrialisation, renforcer la recherche et l’innovation, garantir la sécurité de l’approvisionnement et améliorer la résilience de l’écosystème européen des semi-conducteurs. L’objectif est de construire une industrie plus compétitive et moins vulnérable aux tensions géopolitiques et commerciales qui, ces dernières années, ont limité l’accès à des composants essentiels. L’UE estime que le développement de ses propres capacités est crucial pour soutenir la croissance de technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, le calcul quantique ou les infrastructures numériques de nouvelle génération, qui nécessitent un approvisionnement stable en puces avancées.










