fr.wedoany.com Rapport : À partir de 2030, la réglementation européenne imposera le calcul du carbone incorporé des matériaux de construction. Des pays comme le Danemark, la France et la Belgique ont déjà mis en œuvre cette norme en avance. Cela signifie que l’impact environnemental des bâtiments ne se limitera plus à la consommation énergétique en phase d’utilisation, mais s’étendra à l’ensemble du processus de fabrication et de transport des matériaux.
Dans ce contexte, le concept de bio-construction renaît, prônant l’utilisation de matériaux naturels tels que le bois, la terre, la chaux ou la pierre. Le cabinet d’architecture Slow Studio estime que les systèmes passifs, les matériaux naturels et la réduction de l’impact environnemental passeront d’une valeur ajoutée à une base garantissant à long terme le confort, la santé et la durabilité des bâtiments. Le cabinet indique que la première norme actuelle est de réaliser des logements quasi zéro énergie, capables de rester confortables toute l’année sans dépendre de systèmes de chauffage ou de climatisation. La deuxième norme consiste à utiliser des matériaux biosourcés et à faible carbone incorporé, car l’extraction, la fabrication et la transformation représentent une part importante des émissions mondiales. La troisième norme vise à garantir un environnement intérieur sain, incluant une ventilation naturelle et l’utilisation de matériaux sains, assurant ainsi le bien-être des occupants.

En ce qui concerne les matériaux et les systèmes de construction, Slow Studio souligne que la prochaine décennie sera dominée par les réglementations européennes sur la décarbonation, et que quantifier le budget carbone des matériaux deviendra aussi important que de calculer un budget économique. Les matériaux locaux, biosourcés et naturels, comme le bois, la terre, la chaux ou la pierre, retrouveront leur importance. Parallèlement, l’utilisation de matériaux recyclés dans la rénovation peut réduire considérablement l’impact environnemental.

Concernant l’efficacité énergétique, Slow Studio estime que la priorité devrait être d’investir dans des stratégies passives qui durent des siècles, plutôt que de dépendre de systèmes actifs à développement rapide mais nécessitant un entretien, comme les pompes à chaleur aérothermiques ou les installations photovoltaïques. L’amélioration de l’isolation, l’augmentation de l’inertie thermique, la garantie de l’étanchéité à l’air, l’optimisation de l’ombrage et la promotion de la ventilation croisée sont efficaces tout au long du cycle de vie du bâtiment.

Au niveau du bien-être des occupants, la durabilité consiste à apprendre à utiliser des éléments naturels tels que la lumière du soleil, la ventilation et l’orientation, ainsi que des matériaux naturels capables de stocker la chaleur en hiver et de rester frais en été. Cela contribue à des bâtiments plus efficaces, tout en offrant une meilleure qualité de l’air et une stabilité thermique, ce qui affecte directement la santé physique et mentale des personnes.

En regardant vers l’avenir, Slow Studio imagine qu’en 2040, les logements seront davantage conçus en fonction du climat, capables de se protéger de la chaleur en été et d’utiliser l’énergie solaire en hiver, tout en établissant un lien étroit avec l’environnement. Les systèmes passifs, les matériaux naturels et la réduction de l’impact environnemental deviendront la base pour garantir confort, santé et durabilité à long terme.













