fr.wedoany.com Rapport : Le conseil municipal de Curitiba examine actuellement une proposition de programme de location sociale, visant à utiliser des biens publics pour fournir des logements aux ménages à faible revenu, avec un loyer ajusté en fonction des revenus familiaux, en priorité pour les groupes vulnérables.
Cette proposition, déposée par la conseillère municipale Vanda de Assis (Parti des Travailleurs), vise à élargir l’accès au logement via des unités locatives publiques, sans transfert de propriété aux résidents. Soumise le 13 mars 2026, elle attend actuellement l’avis technique du bureau du conseiller juridique, avant d’être examinée par la Commission de la Constitution et de la Justice.
Les données sur la pression immobilière à l’origine de la proposition proviennent de la Fondation João Pinheiro. Selon cette fondation, le déficit de logements à Curitiba et dans sa région métropolitaine est estimé à 83 923 unités, dont environ 60 700 liées à des loyers trop élevés. Dans son exposé des motifs, l’auteure de la proposition souligne que la majeure partie de ce déficit provient de la charge locative excessive, et non d’une simple pénurie de logements.
Le loyer de la location sociale n’est pas uniforme. Selon le texte de la proposition, le mode de paiement peut être gratuit, réduit ou à plein tarif, en fonction de la situation socio-économique de chaque famille. Les ménages incapables de payer bénéficient d’une exonération totale, ceux ayant des revenus partiels paient selon un pourcentage de leur budget, tandis que les ménages aux capacités économiques suffisantes paient l’intégralité du loyer. Ce modèle vise à éviter d’appliquer un tarif unique à des réalités sociales différentes.

La proposition identifie des groupes prioritaires, notamment les personnes âgées, les sans-abri, les personnes handicapées, les résidents de zones à risque, les femmes victimes de violences domestiques et les collecteurs de matériaux recyclables. Elle insiste également sur la nécessité de situer les logements à proximité des lieux de travail, des services publics et des zones dotées d’une infrastructure urbaine complète, afin de réduire le coût de la vie des familles. Vanda de Assis estime que la location sociale peut garantir le droit au logement à faible coût dans des zones proches des lieux de travail.
Contrairement aux programmes d’accession à la propriété, la location sociale maintient les biens comme patrimoine municipal, sans transfert de propriété aux familles. Ces logements constitueront un parc public de logements, pouvant servir différents bénéficiaires au fil du temps en fonction des besoins sociaux. La proposition qualifie cela de « parc de logements publics », assurant une offre continue de logements. Elle prévoit également que les familles bénéficiaires puissent être orientées ultérieurement vers d’autres politiques de logement, comme un programme d’accession à la propriété si les conditions le permettent.

Le programme de location sociale doit encore passer par l’examen des commissions et une vérification juridique. S’il est approuvé par le pouvoir législatif et signé par le maire, la loi entrera en vigueur 90 jours après sa publication au Journal officiel municipal. La proposition cite le programme « Morar no Centro » de São Paulo comme référence, pour démontrer la faisabilité de fournir des logements locatifs sociaux dans des zones disposant d’infrastructures urbaines.










