Un projet de loi brésilien prévoit la signature de contrats pour 7,4 GW de centrales thermiques et hydroélectriques, mais le processus pourrait ralentir
2026-07-18 10:40
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : Le processus législatif du projet de loi n° 5017/2019 (PL) du Sénat brésilien pourrait ralentir, car le sénateur Eduardo Braga (MDB-AM) a déposé une demande ce vendredi (17 juillet) pour que le texte de substitution de ce projet soit examiné par la Commission des affaires économiques (CAE) avant d’être soumis à l’assemblée plénière du Sénat. Ce projet de loi, sous forme de texte de substitution, avait été adopté mardi (14 juillet) par la Commission des services d’infrastructure (CI). Si le projet est renvoyé à la CAE, cette commission devra désigner un rapporteur et procéder à un vote, ce qui pourrait retarder l’avancement de la proposition et l’empêcher de progresser avant la pause parlementaire (qui commence ce vendredi).

Assemblée plénière du Sénat fédéral / Crédit photo : Marcelo Camargo (EBC)

Dans ses motivations, Braga a indiqué que ce texte de substitution propose « des modifications substantielles de la réglementation du secteur électrique, affectant les consommateurs d’électricité, la planification et la gouvernance du secteur, ainsi que la compétitivité économique entre les acteurs », et qu’il devrait donc être évalué par la CAE pour ses impacts. Le même jour, le sénateur Laércio Oliveira (PP-SE) a soumis un amendement proposant de supprimer la partie relative à la signature obligatoire de contrats pour 7,4 gigawatts (GW) de nouveaux projets thermiques et hydroélectriques, et de rétablir les dispositions originales du projet concernant les avantages liés à l’exploitation de puits semi-artésiens, car le texte de substitution adopté élargissait le champ des bénéficiaires. Oliveira a souligné que ce texte « entraîne des changements structurels dans le cadre réglementaire du secteur électrique brésilien », avec des répercussions sur les consommateurs, les régulateurs, les investisseurs et la planification énergétique, nécessitant un « examen prudent » et des discussions avec toutes les parties.

Un autre amendement, déposé mercredi (15 juillet) par le sénateur Luis Carlos Heinze (PP-RS), vise à supprimer les « annexes » du texte. Heinze estime que ces mesures entraîneraient une hausse des tarifs électriques et que les négociations par voie juridique provoqueraient une « inflation législative et une grave insécurité juridique ». Il a également souligné que de telles mesures nécessitent une analyse d’impact réglementaire (AIR) et a affirmé que ces modifications dénaturent la portée de la proposition initiale. Dans son amendement, Heinze a plaidé : « Pour préserver l’intérêt public, la cohérence de la planification énergétique et le portefeuille des consommateurs brésiliens, nous demandons le soutien pour supprimer les dispositions sans rapport avec le sujet. » Ce sénateur, lié au secteur agricole, cherche ainsi à défendre les mesures favorables aux consommateurs ruraux.

Le projet de loi n° 5017/2019 portait initialement sur des réductions accordées aux consommateurs ruraux exerçant des activités d’irrigation, d’aquaculture et d’exploitation de puits semi-artésiens. Cependant, le texte de substitution adopté par la CI a intégré la signature de contrats pour 7,4 GW de capacité de production de centrales thermiques et hydroélectriques. Pour le volet thermique, le projet prévoit que l’Agence nationale de l’énergie électrique (Aneel) organise des enchères pour signer des contrats pour des projets thermiques non modulables utilisant le gaz naturel de la région amazonienne. La capacité sous contrat devrait représenter 60 % de la demande d’expansion thermique non modulable au gaz naturel estimée par la Société de recherche énergétique (EPE) dans le Plan décennal d’expansion énergétique (PDE 2035), la capacité non modulable étant calculée sur une base annuelle et inversement proportionnelle au facteur de capacité des centrales hydroélectriques clés. Cela permettrait de signer des contrats pour 2,5 GW de nouvelles centrales thermiques au gaz, avec un taux de non-modulation de 70 %. Le texte précise les emplacements de ces nouveaux projets : 500 mégawatts (MW) dans l’État de Goiás, 500 MW dans le District fédéral et ses environs, 500 MW dans l’État de Rondônia, 500 MW dans la région du Triângulo Mineiro, et 500 MW dans l’État du Maranhão (notamment dans la région métropolitaine de São Luís). Pour le volet hydroélectrique, le projet prévoit la signature de contrats pour 4 900 MW de capacité et l’électricité des centrales hydroélectriques associées d’une capacité installée ne dépassant pas 50 MW. Ces projets sont classés par ordre décroissant de capacité installée, avec une priorité pour les projets de plus grande capacité. Les emplacements indiqués dans le texte incluent : 3 000 MW dans la région Centre-Ouest, 1 500 MW dans les régions Sud et Sud-Est, et 400 MW dans les régions Nord et Nord-Est.

Ce texte est rédigé, traduit et republié à partir des informations de l'Internet mondial et de partenaires stratégiques, uniquement pour la communication entre lecteurs. En cas d'infraction au droit d'auteur ou d'autres problèmes, veuillez nous en informer à temps pour la modification ou la suppression. La reproduction de cet article est strictement interdite sans autorisation formelle. Mail : news@wedoany.com
Produits Associés