fr.wedoany.com Rapport : Le Conseil des ministres espagnol a approuvé un décret royal clé visant à accélérer l’électrification de l’économie et à renforcer la capacité productive nationale, réglementant le plan d’investissement dans les réseaux de transport et de distribution d’électricité, proposé par le ministère de la Transition écologique et du Défi démographique. Conformément à ce décret, les infrastructures du réseau électrique bénéficieront d’un investissement supplémentaire de 17,9 milliards d’euros d’ici 2030, avec des restrictions claires sur l’utilisation des fonds, et établit le processus d’élaboration, d’approbation et de justification des plans d’investissement des entreprises de distribution.

Actuellement, le plafond annuel des investissements dans le réseau électrique supporté par le système électrique lui-même est fixé à 0,065 % du PIB pour le transport et à 0,13 % du PIB pour la distribution. Dans le contexte de la satisfaction des besoins de la transition énergétique et d’un grand nombre de nouvelles demandes de raccordement, cette limite s’est avérée insuffisante, ce qui a été mis en évidence lors de l’élaboration du plan électrique 2030 en cours. Pour y remédier, le gouvernement a décidé d’augmenter les investissements dans le réseau électrique d’ici 2030, en adoptant une trajectoire de croissance progressive pour faciliter l’exécution des projets. Par rapport au projet de réglementation soumis à consultation publique, le montant attendu des investissements a augmenté, résultat du processus de planification.
En termes de répartition spécifique, le réseau de distribution peut bénéficier d’un investissement supplémentaire de 10,2 milliards d’euros, réparti par année comme suit : 1,02 milliard d’euros en 2027, 2,55 milliards d’euros en 2028, 3,06 milliards d’euros en 2029 et 3,57 milliards d’euros en 2030. Le réseau de transport peut bénéficier d’un investissement supplémentaire de 7,7 milliards d’euros, dont le montant exact dépend du plan finalement approuvé par le gouvernement, avec une répartition de 700 millions d’euros en 2027, 1,85 milliard d’euros en 2028, 2,3 milliards d’euros en 2029 et 2,85 milliards d’euros en 2030. Si l’on ajoute les investissements réguliers déjà limités par le plafond annuel du PIB, les dépenses totales du réseau pourraient dépasser 35 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie. Les études montrent que ces investissements ont un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie : chaque million d’euros investi dans le réseau électrique génère un effet multiplicateur de valeur ajoutée de 1,27 million d’euros et crée 20 emplois. Parallèlement, le raccordement de nouveaux utilisateurs permettra de répartir le coût total du réseau sur une base plus large, réduisant ainsi les frais d’accès au réseau dans la facture finale des consommateurs.
En ce qui concerne l’orientation des investissements, les investissements annuels supplémentaires dans le secteur du transport seront précisés dans le plan susmentionné. Les investissements supplémentaires dans le secteur de la distribution sont strictement limités aux catégories suivantes : besoins de décarbonation de l’industrie, du résidentiel et des transports ; jusqu’à 20 % pour le contrôle de tension, la télésurveillance et le contrôle à distance, l’observabilité et la cybersécurité, afin d’améliorer la visibilité et la transparence des données et de renforcer la sécurité ; jusqu’à 20 % pour les investissements anticipés, permettant, en l’absence de demande confirmée dans les cinq prochaines années, de réaliser des raccordements dans des zones sans réseau ou saturées et de stimuler la demande ; jusqu’à 10 % pour l’adaptation des lignes à la réglementation sur la protection des oiseaux ; jusqu’à 10 % pour améliorer la résilience climatique et faire face aux phénomènes naturels défavorables. En outre, le décret encourage les opérateurs de réseau à acquérir des lignes privées existantes (par exemple, les lignes d’évacuation de la production) et à les intégrer au système, plutôt que d’en construire de nouvelles.
Cette réglementation définit les modalités d’élaboration, d’approbation et de justification des plans d’investissement dans le réseau électrique, visant à accroître la transparence et le contrôle du processus d’investissement dans les infrastructures et à réduire les incertitudes d’exécution. Le système de planification actuel est globalement maintenu pour le secteur du transport, mais des changements majeurs sont apportés au secteur de la distribution. Les entreprises de distribution doivent soumettre leurs plans d’investissement à une consultation publique, permettant aux parties prenantes et aux administrations de soumettre des propositions. Les plans seront rendus publics et consultables sur Internet, et devront expliquer comment les avis du public ont été pris en compte. En outre, les entreprises doivent soumettre un rapport de conformité pour l’année écoulée dans le mois suivant la fin de chaque année ; ce rapport est également rendu public et consultable en ligne, afin que les utilisateurs souhaitant se raccorder puissent obtenir les informations nécessaires. La réglementation prévoit également un mécanisme de sanction : pour les entreprises dont les dépenses réelles sont systématiquement inférieures ou supérieures au plan, leurs futurs montants d’investissement seront réduits, afin de garantir que les investissements correspondent aux prévisions.










