fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement groenlandais a clairement indiqué le 12 août que les activités de forage pétrolier proposées dans le bassin terrestre de Nunap Qeqqa/Jameson Land, à l'est du pays, ne pourront pas être menées au cours de l'hiver 2026-2027. L'investisseur du projet, Greenland Energy, et le titulaire du permis, White Flame Energy, ajustent désormais leur objectif d'obtention des autorisations nécessaires à l'hiver 2027, ce qui retarde le programme d'exploration initialement prévu.

Cet ajustement intervient tout d'abord au niveau des autorisations. Greenland Energy a déposé le 11 août un document auprès de la Securities and Exchange Commission des États-Unis indiquant que la complexité du projet exige un examen plus large et plus complet. Selon les informations publiées par le gouvernement groenlandais, le projet doit passer successivement par l'examen des documents techniques, l'évaluation de l'impact environnemental, l'évaluation de l'impact social et la consultation publique, et se trouve actuellement à la première étape d'un processus d'approbation comprenant onze phases.
Le projet comprend trois permis d'exploration pétrolière, OEEL 2015-13, OEEL 2015-14 et OEEL 2018-40, tous détenus par White Flame Energy, filiale de 80 Mile, et valables jusqu'en 2028. Le gouvernement groenlandais a cessé de délivrer de nouveaux permis d'exploration pétrolière et gazière en 2021, mais les permis précédemment émis restent valables en raison des relations juridiques existantes. Greenland Energy ne détient pas directement ces permis ; elle agit en tant qu'investisseur du projet et opérateur proposé.
Selon l'accord de transfert d'intérêts conclu en septembre 2025 entre les deux parties, March GL, filiale de Greenland Energy, assume l'intégralité des coûts de forage et de préparation des deux premiers puits d'exploration. Après avoir atteint la profondeur contractuelle d'environ 3 500 mètres pour le premier puits, ou foré jusqu'à la base du Permien, March GL pourra obtenir une participation de 50 % dans le projet ; après l'achèvement du deuxième puits, cette participation pourra être portée à 70 %. Ce transfert d'intérêts reste soumis à l'approbation du gouvernement groenlandais.
Le bassin terrestre de Jameson Land est situé dans le centre-est du Groenland, et les trois permis couvrent une superficie d'environ 2,08 millions d'acres. Les documents déposés par les entreprises auprès des autorités de régulation américaines indiquent qu'aucun puits d'exploration moderne n'a été foré à ce jour dans la zone du projet, et qu'aucune découverte commerciale de pétrole ou de gaz n'a été réalisée. Les estimations de 1 à 13 milliards de barils fournies par des évaluations tierces correspondent à des ressources potentielles récupérables non risquées, qui doivent encore être validées par le forage, l'évaluation et des études de développement ultérieures, et ne peuvent pas être utilisées comme réserves de pétrole ou production future.
Le litige concernant les autorisations du projet était déjà apparu fin juillet. White Flame avait obtenu l'autorisation de transporter une petite quantité d'équipements en 2025, mais cette autorisation a expiré en décembre de la même année. Après avoir redéposé une demande en 2026, l'entreprise a transporté une partie des équipements à l'aéroport de Nerlerit Inaat, près du projet, avant la fin de la procédure d'approbation, ce qui a conduit les autorités groenlandaises chargées des ressources minérales à adresser un avertissement officiel au titulaire du permis. Les équipements concernés peuvent être temporairement entreposés à l'aéroport, mais ne peuvent pas être acheminés vers le site de forage tant que les autorisations nécessaires n'ont pas été obtenues.
Ce report entraîne également le décalage global de la logistique arctique, de l'acheminement de l'appareil de forage, de la préparation du site et des services intégrés de gestion des puits initialement prévus. Les parties au projet avaient précédemment conclu des accords avec le canadien Stampede Drilling, la compagnie maritime Desgagnés et Halliburton pour l'appareil de forage, le transport et les services de puits, mais ces préparatifs contractuels ne sauraient remplacer l'approbation du gouvernement groenlandais concernant l'environnement, l'impact social et les opérations sur site. La possibilité pour le projet d'entrer dans la phase de forage effective dépendra de l'achèvement de la procédure d'autorisation ultérieure, et non du calendrier de construction annoncé unilatéralement par l'entreprise.





















