L'oléoduc Irak-Syrie contournant Ormuz nécessiterait au moins 4 ans et 15 milliards de dollars

2026-08-18 09:30
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fr.wedoany.com Rapport : Le 17 août, le projet d'oléoduc d'exportation de pétrole brut irakien via la Syrie vers la Méditerranée est entré en phase d'étude de faisabilité technique et financière. Les estimations préliminaires indiquent que ce projet pourrait nécessiter environ 4 ans de construction, un investissement d'au moins 15 milliards de dollars, avec une capacité initiale de transport prévue de 2 millions de barils par jour, visant à offrir au pétrole brut irakien une voie d'exportation ne passant pas par le détroit d'Ormuz.

L'oléoduc proposé utilisera Haditha, dans l'ouest de l'Irak, comme hub de transit, reliant les champs pétroliers du sud et du nord du pays, et s'étendra vers l'ouest jusqu'au port de Baniyas, sur la côte méditerranéenne syrienne. Les évaluations techniques liées au projet estiment que l'ancien oléoduc Kirkouk-Baniyas, gravement endommagé et dont les installations sont vétustes, ne peut plus être simplement réhabilité sur son tracé d'origine, ce qui nécessite la construction d'un nouvel oléoduc et d'infrastructures connexes. L'ancien oléoduc avait une capacité de transport nominale d'environ 300 000 barils par jour, nettement inférieure à l'échelle du nouveau projet.

L'Irak et la Syrie ont signé le 17 juillet à Washington un protocole d'accord pour l'oléoduc Haditha-Baniyas. Un consortium international comprenant Chevron, TI Capital et la société qatarie UCC Holding sera chargé des études techniques, financières et commerciales, et coordonnera l'avancement du projet avec les ministères, les organismes de réglementation et les entreprises énergétiques publiques des deux pays.

L'oléoduc Bassorah-Haditha, situé en Irak, sera quant à lui développé séparément en tant que tronc de transport complémentaire. Ce projet, d'une longueur totale d'environ 700 kilomètres et d'une capacité de transport prévue de 2,5 millions de barils par jour, a déjà alloué environ 1,5 milliard de dollars pour acheminer le pétrole brut des régions productrices du sud vers Haditha, et pour offrir des conditions de raccordement aux futures routes d'exportation vers la Syrie, la Turquie et la Jordanie. Ce financement ne constitue pas l'investissement total de l'oléoduc transfrontalier Irak-Syrie.

Le tracé final de l'oléoduc transfrontalier, sa structure d'investissement, ses conditions commerciales et son calendrier de construction dépendront toujours de l'étude de faisabilité et des négociations ultérieures. Le projet devra également résoudre des questions telles que l'utilisation des terres en Syrie et le dégagement des installations le long du tracé, et n'entrera en phase de construction qu'après l'obtention des approbations réglementaires, la mise en place du financement et la signature des accords finaux.

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