Heidelberg Materials envisage de fermer l'usine de ciment de Ranville en France

2026-09-17 10:46
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fr.wedoany.com Rapport : Le 16 septembre, Heidelberg Materials a annoncé que sa filiale française prévoit de réorganiser son réseau de production de ciment et d'envisager la fermeture de l'usine de ciment de Ranville, située dans le Calvados en Normandie. Ce projet, encore au stade de la planification, affectera 87 employés ; l'entreprise poursuit les discussions avec les représentants du personnel, les collectivités locales et les services de l'État concernés.

Construite en 1964 pour remplacer l'usine de Colombelles mise en service en 1933, l'usine de ciment de Ranville est l'un des principaux sites de production de ciment de Heidelberg Materials dans le nord de la France. Le registre officiel français des installations industrielles indique que l'usine est toujours en exploitation sous autorisation et qu'elle est classée parmi les installations soumises à la directive sur les émissions industrielles en France ; la dernière inspection réglementaire a été réalisée le 7 juillet 2026.

Les archives industrielles historiques françaises montrent que la capacité de l'usine de ciment de Ranville est passée de 180 000 tonnes par an en 1972 à 475 000 tonnes par an en 2000, et qu'elle a dépassé 500 000 tonnes par an vers 2010. Les documents français de surveillance environnementale indiquent que la production historique moyenne de clinker du four rotatif de l'usine était d'environ 1 250 tonnes par jour.

Cet ajustement de Heidelberg Materials vise principalement à réduire la capacité de production de clinker tout en continuant d'augmenter la part des produits cimentiers finis. L'entreprise indique que la faiblesse persistante de la demande dans la construction en France entraîne une baisse marquée des ventes de ciment, et que son portefeuille de produits cimentiers évolue vers des produits à faible teneur en clinker et à forte valeur ajoutée.

Ranville avait également été intégrée au dispositif français de technologies bas carbone de Heidelberg Materials. En 2023, l'entreprise y avait lancé un projet de minéralisation des déchets de démolition de béton, prévoyant de traiter environ 500 000 tonnes de béton de démolition par an et de stocker le dioxyde de carbone par minéralisation, avec pour objectif de réduire d'environ 20 % les émissions de dioxyde de carbone de l'usine.

Heidelberg Materials concentre actuellement ses investissements en France sur les usines d'Airvault, de Beaucaire, de Bussac-Forêt et de Couvrot. À la date de cette annonce, l'entreprise a investi au total environ 650 millions d'euros dans ces quatre sites de production, pour la modernisation des équipements et la transformation bas carbone.

Cet ajustement s'inscrit dans la continuité de la réorganisation des capacités cimentières françaises de Heidelberg Materials. L'entreprise avait déjà décidé de fermer les deux usines de Beffes et de Villiers-au-Bouin, ces fermetures étant mises en œuvre depuis octobre 2025 ; en 2026, l'entreprise poursuit l'optimisation de son réseau européen de production de ciment.

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