Les panneaux photovoltaïques voient souvent leur efficacité diminuer en raison de l'accumulation de poussière et de la surchauffe en fonctionnement, ce qui constitue un obstacle dans le processus de transition vers l'énergie solaire. Les méthodes traditionnelles, comme l'utilisation de revêtements hydrophobes fluorés, présentent des insuffisances en termes de durabilité environnementale, de résistance mécanique et d'évolutivité. Une nouvelle étude a développé un revêtement sans fluor et facile à industrialiser, capable d'améliorer simultanément la résistance à la poussière, la résistance mécanique et la gestion thermique des panneaux photovoltaïques.
Ce revêtement pour panneaux photovoltaïques utilise une résine acrylate modifiée au silicium durcissable aux UV, combinée à des nanoparticules de SiO2 et de ZnO modifiées en surface, formant ainsi une microstructure hiérarchique. Cela confère au revêtement une forte hydrophobie, avec un angle de contact avec l'eau supérieur à 140 degrés, ainsi que de fortes propriétés de réflexion infrarouge. Sous irradiation solaire, le revêtement peut réduire la température du panneau jusqu'à 10 degrés Celsius, tout en maintenant une excellente durabilité mécanique et une stabilité chimique sous exposition aux UV, à la chaleur et dans des environnements acides ou basiques.
Des tests en environnement contrôlé montrent que, dans des conditions simulant l'accumulation de poussière, les panneaux revêtus de ce produit offrent une augmentation de la puissance de sortie allant jusqu'à 45 % par rapport aux panneaux non traités, maintenant ainsi efficacement leurs performances. En éliminant les composés fluorés et en adoptant un procédé de dépôt par centrifugation évolutif couplé à un système de durcissement UV rapide, cette technologie résout les problèmes de compatibilité écologique et d'intégration industrielle. Cette conception à double fonctionnalité – réduisant simultanément l'encrassement et les contraintes thermiques – ouvre une nouvelle voie pour améliorer l'efficacité et la durée de vie des centrales solaires dans des climats difficiles, contribuant ainsi à la réalisation des objectifs mondiaux de décarbonation.









