L'agro-industriel Olam élargit ses activités de fabrication au Ghana afin de diversifier ses activités au-delà du commerce du cacao et de s'adapter aux conditions changeantes du secteur agricole ouest-africain. 
Dans le cadre d'une stratégie plus large visant à renforcer sa présence dans la fabrication alimentaire dans la région, la société investit environ 40 millions de dollars américains dans une nouvelle installation de production de pâtes à Accra.
Les analystes du secteur notent que cette initiative marque une transition du groupe Olam vers la transformation à valeur ajoutée et la production alimentaire locale, réduisant ainsi sa dépendance aux exportations de matières premières. Actuellement, l'industrie mondiale du cacao est confrontée à des fluctuations, les prix volatils et les difficultés d'approvisionnement affectant les principaux pays producteurs d'Afrique de l'Ouest.
Le Ghana, l'un des principaux producteurs mondiaux de cacao, voit son industrie soumise à des pressions telles que la hausse des coûts, les changements climatiques et les incertitudes du marché. En renforçant sa base de fabrication à Accra, le groupe Olam vise à faire du Ghana un centre de transformation clé desservant le marché ouest-africain.
La nouvelle usine de pâtes devrait produire une gamme de produits à base de blé, répondant à la demande régionale croissante pour des aliments emballés à prix abordable. Les responsables de l'entreprise soulignent que cet investissement soutient non seulement l'emploi local, mais contribue également au processus d'industrialisation du Ghana.
Cette stratégie reflète la tendance des agro-industries à monter en gamme dans la chaîne de valeur, en investissant dans la transformation et la fabrication alimentaires dans les pays producteurs. Les analystes estiment que de tels investissements peuvent réduire la dépendance aux exportations de matières premières tout en consolidant les chaînes d'approvisionnement alimentaire nationales.
Pour le groupe Olam, cette transition répond à l'évolution des réalités de l'agro-industrie en Afrique de l'Ouest, où les pressions climatiques, la volatilité des prix et les ajustements politiques redessinent le paysage de l'industrie du cacao.









