fr.wedoany.com Rapport : L'Institut pour une économie de l'hydrogène durable (IHE) du Centre de recherche de Jülich en Allemagne mène un projet de recherche intitulé « Sweet-LOHC », qui se concentre sur le développement de vecteurs organiques liquides d'hydrogène (LOHC) fabriqués à partir de déchets de biomasse. Ces vecteurs permettent de stocker et de transporter efficacement l'hydrogène, et sont considérés comme la prochaine génération de technologie de stockage chimique de l'hydrogène, promettant d'améliorer la durabilité de l'économie de l'hydrogène.
Les vecteurs organiques liquides d'hydrogène (LOHC) constituent une méthode de stockage chimique de l'hydrogène, permettant un stockage et un transport aussi pratiques qu'un carburant liquide, tout en absorbant et en libérant de grandes quantités d'hydrogène. Les vecteurs eux-mêmes sont réutilisables et peuvent être rechargés après déchargement de l'hydrogène. Les chercheurs de l'IHE utilisent des déchets de biomasse tels que des résidus végétaux pour produire de nouveaux vecteurs d'hydrogène, afin de réduire l'impact environnemental.
Le professeur Peter Wasserscheid souligne : « Les vecteurs basés sur des matières premières renouvelables rendent le stockage chimique de l'hydrogène plus attractif et durable. » Pionnier de la technologie LOHC, il insiste sur le fait que les vecteurs de biomasse peuvent réduire la dépendance aux combustibles fossiles. À l'été 2025, une étude chinoise publiée dans la revue Nature Energy a montré que ces vecteurs ne nécessitent qu'un catalyseur au cuivre pour libérer l'hydrogène, une solution plus économique que les métaux précieux traditionnels comme le platine, et fonctionnant à des températures plus basses.
Le professeur Regina Palkovits explique : « L'accent actuel est sur l'optimisation des voies catalytiques pour produire des molécules vectrices à partir de déchets de biomasse, et sur le développement de catalyseurs au cuivre efficaces. » Elle est responsable de l'innovation en matière de catalyseurs dans ce projet, visant à améliorer l'efficacité des processus de chargement et de déchargement.
Cette technologie a un potentiel d'application pratique, notamment dans la région minière rhénane en Allemagne, où les résidus de l'industrie sucrière locale peuvent servir de matière première. Peter Wasserscheid déclare : « La région minière rhénane est idéale pour démontrer ce type de technologie, car elle dispose de ressources abondantes en biomasse et en énergies renouvelables. Les agriculteurs pourraient utiliser de l'électricité verte pour produire de l'hydrogène, alimenter leurs machines agricoles et atteindre l'autosuffisance énergétique. » Il envisage un avenir où de grandes coopératives agricoles pourraient ainsi réduire leurs émissions de carbone.
Parallèlement, Peter Wasserscheid ajoute : « Aucune technologie énergétique ne peut répondre à toutes les exigences. Chaque méthode de stockage a ses avantages et ses domaines d'application spécifiques. » Cela indique que les méthodes traditionnelles de stockage de l'hydrogène continueront à jouer un rôle, tandis que le projet Sweet-LOHC offre une nouvelle option durable pour le stockage de l'hydrogène.
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