fr.wedoany.com Rapport : Le Chili, l'un des plus grands producteurs de cuivre au monde, fait face à un objectif ambitieux : augmenter sa production annuelle de cuivre affiné d'un million de tonnes. Selon les données de la Commission chilienne du cuivre (Cochilco), la production nationale de cuivre affiné s'est élevée à 5,415 millions de tonnes en 2025, soit une baisse de 1,6 % par rapport à l'année précédente. Parmi les producteurs, la mine d'Escondida de BHP, avec 1,345 million de tonnes, a dépassé pour la première fois les 1,334 million de tonnes de la Corporation nationale du cuivre du Chili (Codelco), devenant ainsi la plus grande entreprise de production unique.
Réaliser une augmentation de production d'un million de tonnes signifie construire une nouvelle mine de classe mondiale. Compte tenu de la baisse continue de la teneur du minerai (actuellement en moyenne de 0,5 % à 0,7 % pour les grandes mines), sur la base d'une teneur de 0,6 %, il faudrait traiter environ 170 millions de tonnes de minerai par an, ce qui équivaut à une usine de traitement traitant 460 000 tonnes par jour. Actuellement, seules quelques mines comme Escondida, Collahuasi et Chuquicamata atteignent cette échelle.
En termes d'investissement, en se référant aux projets récents, la construction d'une nouvelle capacité d'un million de tonnes nécessiterait entre 12 et 18 milliards de dollars, impliquant quatre facteurs clés : l'énergie, l'eau, les permis et les ressources humaines. Le nord du Chili dispose d'abondantes ressources en énergie solaire et éolienne, mais nécessite un stockage d'énergie complémentaire ; l'investissement dans les installations de dessalement de l'eau de mer dépasse souvent 2 milliards de dollars ; le cycle d'approbation administrative dure de 8 à 12 ans, et des efforts sont en cours pour le raccourcir de 30 %. De plus, l'emploi direct nécessiterait entre 4 000 et 6 000 personnes, un déficit de main-d'œuvre non négligeable.
Le portefeuille d'investissement de la Commission chilienne du cuivre pour la période 2025-2034 totalise 104,55 milliards de dollars, dont 81 % sont des projets de type « brownfield ». Les trois principales voies comprennent : l'expansion des mines existantes (pouvant contribuer à hauteur de 600 000 à 900 000 tonnes par an), le développement de projets « greenfield » (300 000 à 400 000 tonnes par an) et l'exploitation des ressources profondes par la méthode d'effondrement par blocs. Le prix actuel du cuivre est à un niveau historiquement élevé (13 000 dollars la tonne au London Metal Exchange début 2026), ce qui assure la viabilité économique des projets, mais l'ancien ministre des Mines, Williams, rappelle que le risque de volatilité du marché persiste.
L'augmentation de la production d'un million de tonnes de cuivre affiné par an au Chili est techniquement et financièrement réalisable, mais nécessite de relever simultanément les défis de la modernisation des permis, de la stabilisation de l'énergie décarbonée, du dessalement de l'eau de mer et de la formation de la main-d'œuvre. Cet objectif deviendra un indicateur clé pour mesurer la compétitivité de l'industrie minière chilienne.
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