fr.wedoany.com Rapport : La société énergétique italienne Eni a mandaté Morgan Stanley pour explorer une transaction potentielle portant sur des actifs de gaz naturel liquéfié flottant, qui pourrait lui permettre de lever au moins 1 milliard d'euros. Selon un rapport de Reuters publié mardi, les géants de l'infrastructure Apollo, KKR et Stonepeak ont déjà été contactés lors de discussions préliminaires. La structure envisagée permettrait à des investisseurs externes d'injecter des capitaux dans un véhicule lié aux flux de trésorerie opérationnels des activités de GNL flottant d'Eni.
Le marché mondial du GNL reste sous la pression des perturbations dans le détroit d'Ormuz, tandis que l'Europe et l'Asie se livrent une concurrence de plus en plus vive pour l'approvisionnement en cargaisons. Les actifs de GNL flottant deviennent plus attractifs, car ils permettent de monétiser le gaz offshore plus rapidement que les grands terminaux terrestres, avec moins de goulets d'étranglement géopolitiques. Parmi les grandes compagnies énergétiques européennes, Eni possède un portefeuille de GNL flottant relativement mature, exploitant actuellement des installations de GNL flottant au large du Mozambique et du Congo, et prévoyant des déploiements supplémentaires au Mozambique et en Argentine dans les prochaines années.
Le GNL flottant est de plus en plus perçu comme un flux de trésorerie énergétique s'apparentant à un modèle de route à péage, plutôt qu'à une infrastructure en amont. Ces actifs offrent une longue durée de vie, des revenus contractualisés et un accès au marché mondial du gaz sans exposition directe au risque de prix des matières premières. Pour Eni, cette stratégie s'inscrit également dans un schéma plus large : les grandes compagnies énergétiques européennes doivent financer leurs projets de croissance et les dépenses liées à la transition énergétique tout en maintenant les dividendes aux actionnaires. La semaine dernière, les actionnaires d'Eni ont approuvé un plan de rachat d'actions de 4 milliards d'euros, tout en continuant à distribuer des dividendes.
La cession de participations dans des actifs liés aux infrastructures est devenue un moyen de libérer du capital sans réduire les activités de base. Les investisseurs recherchent une exposition au GNL en dehors du golfe Persique, alors que le Moyen-Orient reste instable. Quand le détroit d'Ormuz n'est plus qu'à une attaque de missile d'une nouvelle panique sur le transport maritime, les projets gaziers africains semblent présenter un risque politique moindre. Actuellement, la flexibilité du GNL est devenue une activité à prime.
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