fr.wedoany.com Rapport : Jeffrey Currie, ancien directeur de la recherche sur les matières premières chez Goldman Sachs, a récemment déclaré qu'en raison des tensions géopolitiques et du ralentissement de la dynamique d'achat d'or par les banques centrales, l'or pourrait faire face à une correction à court terme, mais qu'à long terme, les arguments haussiers restent solides. M. Currie est actuellement co-président exécutif d'Abaxx Markets et conseiller principal chez The Carlyle Group.
Dans une série de messages publiés vendredi dernier (19 mai) sur la plateforme X, M. Currie a révélé qu'il était « vendeur sur l'or » depuis mars. Il a souligné que les conséquences structurelles des chocs géopolitiques, comme la guerre en Iran, pourraient forcer certains pays, comme la Turquie, à vendre continuellement de l'or pour payer des prix de l'énergie plus élevés. M. Currie analyse que lorsque les banques centrales, traditionnellement acheteuses structurelles, sont contraintes de devenir vendeuses pour régler leurs factures énergétiques, le plus grand soutien acheteur de l'or disparaît.
Cependant, sur le long terme, M. Currie reste optimiste sur l'or. Il écrit : « Une fois que la crise énergétique aura frappé la croissance économique et que les banques centrales adopteront une position accommodante, le marché se réinitialisera, et je redeviendrai acheteur à ce moment-là. » Concernant l'évolution spécifique des prix, ce vétéran des matières premières prévoit que le cours de l'or pourrait d'abord retomber autour de 4 000 dollars l'once, effaçant ainsi tous les gains enregistrés depuis le début de 2026, avant de s'envoler vers 10 000 dollars l'once.
Cette prévision intervient alors que l'or subit une pression vendeuse soutenue et significative, les inquiétudes du marché concernant l'inflation provoquée par le conflit au Moyen-Orient s'intensifiant. À la mi-journée de mardi (20 mai), le prix de l'or était retombé au niveau de 4 500 dollars, réduisant sa progression annuelle à 5 %.
Les perspectives de M. Currie sur l'or font partie d'une longue série de messages sur la plateforme X, dans laquelle il explique pourquoi les matières premières pourraient constituer ce qu'il appelle « le trade le plus asymétrique de l'histoire financière moderne ». M. Currie estime que les investisseurs s'enthousiasment actuellement pour le trade lié à l'intelligence artificielle, mais négligent largement les actifs physiques nécessaires au fonctionnement de ces technologies. En réalité, souligne-t-il, « ces actifs sont discrètement devenus la classe d'actifs la plus performante de ce siècle ».
Dans ses messages, M. Currie avance que le supercycle actuel des matières premières est fondamentalement un cycle de dépenses en capital. Il illustre son propos : « Les dépenses en capital des "Sept Magnifiques" (Magnificent 7) plus Oracle atteindront environ 820 milliards de dollars en 2026 — un chiffre proche de la formation brute de capital fixe totale de l'Allemagne, et supérieur à celui du Royaume-Uni et de la France individuellement. » Il précise que ces dépenses en capital représentent le plus grand achat de matières premières physiques jamais enregistré dans les comptes de résultat de huit entreprises cotées.
L'ancien analyste de Goldman Sachs compare la flambée des prix des matières premières comme les métaux et le pétrole à un symptôme, tandis que le déficit de dépenses en capital s'apparente à une maladie. Il cite des données : « L'investissement dans le raffinage est à son plus bas niveau depuis dix ans ; l'investissement pétrolier et gazier en amont a chuté de 35 % par rapport au pic de 2015 ; les dépenses des 20 plus grands groupes miniers sont inférieures de 40 % au point haut du cycle de 2012. » M. Currie conclut : « Les métaux et le pétrole montaient déjà avant la fermeture du détroit d'Ormuz. Le déficit de dépenses en capital a créé les conditions, et les chocs géopolitiques n'ont fait qu'accélérer le calendrier. On peut atténuer les symptômes par une récession ou une hausse des taux, mais on ne peut pas guérir la maladie sans des années d'investissement physique. »
M. Currie pense que le marché se trouve actuellement à un tournant — des tournants similaires se sont produits historiquement lors d'événements géopolitiques majeurs comme la guerre du Vietnam, le 11 septembre, la deuxième guerre d'Irak et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Mais il estime que cette fois pourrait inaugurer un cycle encore plus vaste, car « les Sept Magnifiques — les plus grands vendeurs à découvert d'énergie et de matières premières de l'histoire — construisent les dépenses en capital pour répondre à leurs propres besoins ». M. Currie écrit dans ses messages : « Les prix vont d'abord monter excessivement, puis les dépenses en capital suivront, ensuite une nouvelle offre apparaîtra, et enfin la prochaine phase de développement commencera. Mais cela prendra plus d'une décennie. Il faut donc détenir maintenant. »
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