Déploiement intensif de satellites d'observation de la Terre par les États-Unis, l'Europe et la Chine : le marché pourrait atteindre 9 milliards de dollars d'ici 2030
2026-06-05 14:12
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fr.wedoany.com Rapport : Depuis 2023, la technologie d'observation de la Terre connaît une transformation profonde. L'expansion des constellations de satellites, les progrès des capteurs et l'intégration de l'intelligence artificielle ont considérablement amélioré la précision et l'efficacité de la cartographie. Le programme Copernicus Sentinel de l'Agence spatiale européenne (ESA) continue de s'étendre : Sentinel-2C, lancé en septembre 2024, fournit une imagerie multispectrale avec 13 bandes spectrales et une résolution de 10 à 60 mètres ; Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, utilise un radar à synthèse d'ouverture (SAR) pour la surveillance des déformations du sol par tous les temps ; Sentinel-1D, lancé en 2025 et opérationnel début 2026, permet une surveillance des affaissements à l'échelle subcentimétrique grâce au SAR interférométrique (InSAR). La constellation TROPICS de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) est pleinement opérationnelle depuis 2023, fournissant des données micro-ondes pour le suivi des tempêtes ; la mission conjointe NASA-ISRO NISAR a publié fin 2025 ses premières images SAR bi-bande, analysant les mouvements des failles sismiques et le recul des glaciers avec une précision centimétrique.

Le satellite de surveillance de nouvelle génération OWL de Planet établit une nouvelle norme pour l'observation de la Terre, élargissant le potentiel commercial et opérationnel des constellations de satellites d'une manière jusqu'alors inaccessible. (Crédit image : Planet)

Les acteurs commerciaux dominent le marché des lancements, représentant environ 90 % des lancements en 2023. Planet Labs a étendu sa flotte de satellites à plus de 200 unités d'ici 2026, y compris la constellation OWL lancée en 2025, offrant une couverture mondiale quasi quotidienne avec une résolution d'environ 3 mètres. En février 2026, Vantor (anciennement Maxar Intelligence) a achevé la constellation WorldView Legion, dont six satellites fournissent des images à une résolution de 30 centimètres, réduisant les travaux de terrain de 50 % pour la cartographie orthorectifiée. La série Acadia de Capella Space fournit des images SAR submétriques et des missions rapides, prenant en charge la détection automatique d'anomalies telles que les fuites de pipelines. ICEYE a lancé en 2025 le satellite SAR Gen4, améliorant la cartographie des inondations et les prévisions agricoles.

Exemple d'image multispectrale Sentinel 2C mettant en évidence les zones touchées par un incendie de forêt (à gauche : vraies couleurs, à droite : fausses couleurs). (Crédit image : ESA)

La Chine a lancé neuf satellites d'observation de la Terre (EO) depuis 2022 et prévoit d'effectuer environ 40 missions supplémentaires d'ici 2030. En matière de technologie de capteurs, la mission CHIME de l'ESA peut accéder à des centaines de bandes spectrales, prenant en charge l'analyse de la composition des sols et de la santé de la végétation ; la mission NISAR, avec son SAR bi-bande, peut mesurer la déformation de la surface terrestre avec une précision proche du centimètre ; en ce qui concerne le lidar spatial, la mission MAIA de la NASA (lancée en 2023) améliore les ensembles de données EO par correction atmosphérique, tandis que la mission Φsat-2 de l'ESA (lancée en 2024) démontre le traitement de données en orbite par IA embarquée. Les drones équipés de lidar atteignent une précision de cinq centimètres et, fusionnés avec les données Sentinel, génèrent des modèles de terrain tridimensionnels. Les méthodes modernes d'intégration EO réduisent les erreurs de cartographie traditionnelles de 10-20 % à moins de 5 %.

La constellation de nouvelle génération OWL vise à fournir des images terrestres mondiales quasi quotidiennes à une résolution de 1 mètre, afin de soutenir la sécurité mondiale et la durabilité environnementale. (Crédit image : Planet)

L'intelligence artificielle (IA) est profondément intégrée dans les flux de travail EO. Depuis 2023, la plateforme ArcGIS d'Esri intègre des outils pilotés par l'IA pour identifier automatiquement les empreintes de bâtiments, les réseaux routiers, etc. Des modèles de base comme SkySense améliorent la précision de classification en intégrant la localisation géographique, et utilisent les données de séries temporelles Sentinel-2 pour la détection des changements. Le programme Analytics Partner Program de Capella Space (lancé en 2023) prend en charge la détection d'anomalies SAR par IA ; Planet Labs propose d'ici 2026 des alertes de détection de changements quasi quotidiennes. Les plateformes SIG cloud-native peuvent traiter des ensembles de données de l'ordre du pétaoctet, réduisant le temps de traitement des projets de mesure complexes jusqu'à 70 %.

Les missions à venir incluent : BIOMASS de l'ESA (lancée en 2025) utilisant un radar en bande P pour mesurer la biomasse forestière mondiale ; FLEX (lancée prévue en 2026) mesurant la fluorescence de la végétation ; Landsat Next de la NASA (2026-2030) offrant une résolution spatiale plus élevée et davantage de bandes spectrales. En termes de marché, le secteur EO devrait atteindre environ 9 milliards de dollars d'ici 2030, les petits satellites, l'IA et la fusion multi-capteurs étant les principaux moteurs de croissance.

Depuis une altitude de 510 km, le satellite Pelican nouvellement lancé par Planet Labs a braqué son regard sur Ambursu, au Nigeria, l'une de ses premières observations de la Terre. Pelican représente un bond générationnel : IA intégrée à bord, résolution d'image de 50 cm, six bandes multispectrales calibrées pour une analyse fluide entre les capteurs. (Crédit image : Planet)

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