Le FMI recommande au Nigeria d’imposer des taxes sur le carburant et les télécommunications
2026-06-15 16:56
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fr.wedoany.com Rapport : Abuja, Nigeria — Le Fonds monétaire international (FMI), dans son dernier rapport d’évaluation économique sur le Nigeria, recommande au gouvernement fédéral d’imposer de nouvelles taxes sur les produits pétroliers et les services de télécommunications afin d’élargir les sources de revenus non pétroliers et de combler le déficit budgétaire croissant.

Le FMI souligne que le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB du Nigeria reste parmi les plus bas au monde, ce qui limite la capacité du gouvernement à financer des infrastructures clés et des filets de sécurité sociale. Pour combler cette lacune, l’organisation propose d’instaurer une taxe spécifique sur l’essence de qualité (communément appelée « petrol »), ainsi qu’une taxe spéciale sur les communications électroniques pour les appels vocaux et les services de données. Le FMI estime que ces deux secteurs, en raison de leur usage quotidien répandu, offrent le plus grand potentiel de génération durable de recettes.

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Outre le carburant et les télécommunications, cette feuille de route politique exhorte également les autorités fiscales nigérianes à intensifier les réformes structurelles, notamment en améliorant l’efficacité de la collecte de la TVA, en simplifiant les exonérations fiscales pour les entreprises et en élargissant l’assiette de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour couvrir le vaste secteur informel. Selon des conseillers économiques, compter sur les revenus pétroliers n’est plus une stratégie viable à long terme en raison de la volatilité des marchés mondiaux ; la mobilisation des ressources intérieures est essentielle pour stabiliser l’économie, gérer les coûts croissants du service de la dette et freiner les pressions inflationnistes.

Cette proposition intervient à un moment très sensible pour l’économie la plus peuplée d’Afrique. Alors que les citoyens subissent déjà un coût de la vie élevé, l’imposition de taxes sur le carburant de transport et les communications numériques, après des ajustements politiques tels que la suppression des subventions au carburant et l’unification du marché des changes, pourrait susciter une forte résistance de la part des syndicats et des organisations de la société civile. Les analystes financiers avertissent que, bien que ces taxes puissent remplir les caisses de l’État, elles risquent d’éroder davantage le pouvoir d’achat des consommateurs et d’augmenter les coûts opérationnels des petites et moyennes entreprises fortement dépendantes du carburant bon marché et de la connectivité numérique.

Pour l’instant, le ministère fédéral des Finances et le Service fédéral des impôts du Nigeria n’ont pas encore officiellement réagi quant à l’adoption de ces propositions controversées de recettes.

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