fr.wedoany.com Rapport : Basée à Toronto, au Canada, la société d’exploration minière GoldCoast Resource Corp. prévoit de développer l’une des dernières frontières aurifères inexplorées au monde. Sa licence d’exploration, qu’elle contrôle à 100 %, couvre environ 10 000 kilomètres carrés sur le plateau continental peu profond du Ghana.
Actuellement entreprise privée, elle a signé un accord de fusion définitif avec PSYG:CSE, une société écran cotée à la Bourse canadienne. Les transactions devraient débuter au deuxième trimestre 2026 sous le code GCR sur la CSE. À ce jour, GoldCoast a levé environ 10,6 millions de dollars canadiens.
L’unique projet de GoldCoast est une licence d’exploration d’environ 10 000 kilomètres carrés, couvrant environ 300 kilomètres de la côte ouest du Ghana et s’étendant sur environ 33 kilomètres au large, traversant le plateau continental peu profond. Selon sa présentation aux investisseurs, c’est le seul endroit sur Terre où trois grands fleuves transportant des charges aurifères convergent sur un plateau continental peu profond pendant une période interglaciaire. Ces charges proviennent de l’érosion de ceintures aurifères de classe mondiale : Ashanti, Sefwi-Bibiani et Asankrangwa. GoldCoast indique qu’au cours des 2,5 derniers millions d’années, environ 400 à 600 mètres d’épaisseur verticale de substrat rocheux oxydé aurifère du sud-ouest du Ghana ont été érodés et déposés sur le plateau continental peu profond du pays.
Le Dr Robert J. Griffis, fondateur et vice-président principal de l’exploration chez GoldCoast, auteur de l’ouvrage « Les gisements d’or du Ghana », estime que la quantité d’or altérée provenant des zones minières du sud-ouest du Ghana et transportée par les principaux fleuves vers l’océan suggère que le stock érodé pourrait atteindre environ 200 millions d’onces.
GoldCoast exploitera des opérations de dragage en eaux peu profondes, sans recourir à l’exploitation minière en eaux profondes. La profondeur d’exploitation prévue est de 25 à 125 mètres, et la société s’attend à ce que la minéralisation se concentre dans les 2 à 3 premiers mètres sous le fond marin. L’opération sera entièrement basée sur la gravité, sans nécessiter d’explosifs, de cyanure, de lixiviation, de bassins de résidus ou d’infrastructures terrestres. GoldCoast n’innove pas dans un domaine vierge : les technologies et modèles opérationnels de récupération minière offshore existent depuis des décennies. Des précédents industriels solides incluent : plus de 20 ans d’expérience de dragage de diamants offshore par Debmarine Namibia, plus de 50 ans de dragage d’agrégats marins par le UK Crown Estate, et plus de 100 ans d’exploitation minière d’étain offshore par PT Timah en Indonésie. Michael Nikiforuk, PDG de GoldCoast, déclare que l’équipe utilise des technologies éprouvées, validées depuis des décennies.
Les travaux d’exploration de GoldCoast se déroulent selon un plan séquentiel en quatre phases. La première phase de collecte de données (par levé aéromagnétique) est presque terminée. Au 10 juin, GoldCoast avait parcouru 36 014 kilomètres linéaires, couvrant 89,97 % de la zone d’intérêt totale, à l’aide d’un magnétomètre sensible volant à 50 mètres d’altitude. La deuxième phase (cartographie marine) déploiera des sonars multifaisceaux, des profils sismiques et des réseaux de magnétomètres marins pour générer un modèle 3D du site. La troisième phase (échantillonnage des fonds marins) utilisera des carottages par vibropercussion et des échantillonneurs à benne preneuse pour vérifier physiquement la minéralisation des cibles identifiées lors des première et deuxième phases.
Selon la société, un programme d’échantillonnage près de l’embouchure de la rivière Ankobra en 2010 a donné 30 échantillons avec une teneur moyenne en or de 0,44 gramme par mètre cube, bien supérieure à la teneur de coupure fixée par la société à 0,08 gramme par mètre cube (basée sur un prix de l’or de 3 000 dollars l’once). Les échantillons de sable de plage ont atteint en moyenne 0,535 gramme par mètre cube, et ceux de la rivière Ankobra/plateau continental, 0,492 gramme par mètre cube. Lors d’un autre programme d’échantillonnage aléatoire côtier préliminaire en 2026 autour de la rivière Ezile (à 35 kilomètres à l’est de l’Ankobra), des échantillons de sable de plage de 5 litres ont produit jusqu’à 13 paillettes d’or visibles chacun.
L’équipe de direction et technique de GoldCoast comprend Sir Sam Jonah, fondateur et président, ancien PDG d’Ashanti Goldfields et ancien président d’AngloGold Ashanti Ltd. Le PDG Nikiforuk a fondé African Gold Group et obtenu des permis d’exploration au Ghana, au Mali, au Liberia et en Éthiopie. Le Dr R. J. Griffis a vécu au Ghana pendant plus de 40 ans et a rédigé l’ouvrage de référence « Les gisements d’or du Ghana ».
GoldCoast a élaboré un plan de travail de 24 mois pour 2026-2027, avec un budget de 8,65 millions de dollars américains. Ce plan comprend : environ 1 million de dollars pour les levés aériens, environ 2,4 millions de dollars pour l’acquisition de navires marins, l’équipement et les profils 3D, environ 1,2 million de dollars pour l’échantillonnage et les travaux de laboratoire, le reste étant alloué aux frais généraux et administratifs. La société prévoit d’être cotée sous le code CSEGCR d’ici fin juin et de finaliser les processus de préproduction d’ici 2027, y compris des tests pilotes. Un premier contrat de dragage côtier est prévu pour 2028. Ce calendrier contraste avec les 10 à 15 ans typiquement nécessaires pour qu’un projet minier aurifère terrestre en zone vierge atteigne la phase de production initiale.
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