fr.wedoany.com Rapport : Le ministère indien des Énergies nouvelles et renouvelables (MNRE) a publié un document d'orientation sur la comptabilisation des émissions liées à l'eau pour l'hydrogène vert, visant à fournir une méthode standardisée pour la comptabilisation de la consommation d'eau et des émissions de traitement dans le cadre du programme indien de certification de l'hydrogène vert (GHCI). Ce guide introduit cinq « scénarios » différents pour couvrir les divers modes d'approvisionnement en eau en Inde : Scénario A (traitement hors site auto-construit), les émissions sont calculées à l'aide des données de consommation d'énergie primaire ; Scénario B (approvisionnement par un organisme national ou municipal), utilisation de facteurs d'émission de référence standard et prédéfinis pour les eaux de surface ou souterraines ; Scénario C (infrastructures en copropriété), les émissions sont réparties en fonction de la part du producteur d'hydrogène dans le volume total d'eau ; Scénario D (eau recyclée/eau tertiaire), seules les émissions de l'étape finale de « traitement avancé » sont calculées ; Scénario E (approvisionnement en eau mixte), calcul du facteur d'émission moyen pondéré de l'ensemble du mélange d'eau.
Pour les cas où les données primaires ne sont pas disponibles, le guide spécifie des facteurs d'émission de référence par défaut (en kgCO₂e/m³) : eau de surface municipale 0,603, eau souterraine municipale 0,862, dessalement 3,017, osmose inverse pour eau saumâtre 1,293, traitement avancé des eaux recyclées 0,388. Une partie clé du document est la formule G-8, qui calcule comment ces émissions liées à l'eau contribuent à l'intensité carbone globale de l'hydrogène (en kgCO₂e/kgH₂), ajoutant généralement une composante petite (par exemple 6-30 gCO₂e/kgH₂) mais obligatoire à l'empreinte totale des gaz à effet de serre.
Fonctionnant comme une directive réglementaire et opérationnelle pour l'industrie, le guide décrit les dispositions transitoires pour les usines nouvelles et existantes (les usines existantes bénéficient d'un délai de conformité de 180 jours), les protocoles en cas de panne de comptage, le traitement des cas de force majeure et les exigences de vérification. Ces directives ont un caractère réglementaire et sont obligatoires pour tous les producteurs cherchant la certification GHCI, constituant une condition préalable directe à la vente d'« hydrogène vert » certifié en Inde. Le guide crée une méthode standardisée pour comptabiliser les émissions du traitement de l'eau et les coûts énergétiques opérationnels, offrant une clarté pour le financement des projets.
Le guide indique que le choix de la source d'eau a un impact direct et quantifiable sur l'empreinte carbone finale de l'hydrogène. Les entreprises devraient privilégier les sources d'eau avec les facteurs d'émission les plus bas possibles ; l'eau de surface (0,603 kgCO₂e/m³) et l'eau recyclée (0,388 kgCO₂e/m³) sont nettement meilleures sur le plan carbone que l'eau dessalée (3,017 kgCO₂e/m³), ce qui peut influencer l'emplacement et la conception des projets. Pour les producteurs utilisant leurs propres usines de traitement, le guide leur permet d'utiliser des données primaires pour démontrer une consommation d'énergie spécifique (SEC) inférieure à la référence, créant ainsi une incitation commerciale directe à investir dans des technologies de traitement efficaces (par exemple, dispositifs de récupération d'énergie, pompes à haut rendement) afin de réduire l'intensité carbone globale. Pour les systèmes d'approvisionnement en eau dans certains scénarios, il existe une voie d'exemption s'ils sont alimentés à 100 % par des énergies renouvelables ; les fournisseurs d'eau capables de garantir ou de fournir 100 % d'énergie renouvelable peuvent demander des facteurs d'émission plus faibles.
Le guide offre une voie de conformité simplifiée pour l'eau municipale en fixant des références, réduisant ainsi le besoin de comptage complexe sur site. Parallèlement, il fournit un cadre clair et vérifiable pour garantir la conformité, réduisant les risques réglementaires pour les producteurs. La conformité pour les usines existantes a une date limite claire de 180 jours et des exigences strictes en matière d'infrastructure de comptage ; les retards de conformité, les pannes de comptage ou la non-divulgation peuvent entraîner l'application du « facteur d'émission de référence le plus élevé », augmentant ainsi considérablement le facteur d'émission déclaré. Bien que les émissions liées à l'eau ne représentent qu'une petite partie de l'intensité totale des gaz à effet de serre, par exemple environ 0,5 % à 5 % du seuil de 2 kgCO₂e/kgH₂, chaque gramme compte dans la course à la plus faible intensité carbone, et une comptabilisation incorrecte pourrait empêcher les producteurs d'obtenir la certification.
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