Les États-Unis envisagent des prises de participation publiques dans les grandes entreprises d’IA
2026-06-21 11:28
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fr.wedoany.com Rapport : Lors du sommet du G7, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, et Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, figures de proue du secteur de l’IA, ont rencontré Donald Trump et d’autres dirigeants mondiaux pour promouvoir la création d’une coalition dirigée par les États-Unis, afin de coordonner les règles relatives à l’IA, l’accès aux puces, aux modèles et aux risques en matière de sécurité.

Ces dernières années, les entreprises d’IA ont appelé Washington à établir des règles sectorielles. Aujourd’hui, Washington pourrait exiger en retour des participations dans ces entreprises. Selon Semafor, avant le récent différend avec Anthropic sur les contrôles à l’exportation, de hauts responsables de l’administration Trump avaient discuté de la possibilité de prendre des participations publiques dans les grandes entreprises d’IA. L’une des options consisterait à financer le « compte Trump » avec des participations dans l’IA, une autre à intégrer ces participations dans un fonds souverain.

Selon les informations, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, serait favorable à l’utilisation des participations dans l’IA pour financer le « compte Trump ». Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, préférerait quant à lui la structure d’un fonds souverain. Le sénateur Bernie Sanders a déjà proposé un projet de loi visant à permettre aux citoyens américains de détenir directement des participations dans les plus grandes entreprises d’IA du pays. Aucune décision n’a encore été prise.

Ces discussions ont eu lieu avant que le gouvernement américain ne contraigne Anthropic à limiter l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5. Les relations entre Washington et le secteur de l’IA évoluent, passant d’une simple régulation à une recherche de leviers de contrôle sur l’industrie. Les contrôles à l’exportation déterminent qui peut utiliser les modèles, les alliances de normes décident quelles règles s’appliquent à l’échelle mondiale, tandis que la question des participations soulève une interrogation plus profonde : si l’IA est considérée comme un actif stratégique national, le public devrait-il en bénéficier ?

Selon certains rapports, Microsoft et Meta ne seraient guère enthousiastes à l’idée d’une participation publique. Semafor souligne qu’en dehors d’OpenAI, qui avait déjà proposé un plan similaire, cette initiative reste difficile à mettre en œuvre pour l’instant. L’IA de pointe est de plus en plus perçue comme une infrastructure stratégique plutôt qu’un simple logiciel. Le gouvernement recherche sécurité, leviers d’action et bénéfices économiques, tandis que les laboratoires visent les marchés mondiaux, les talents et la liberté d’action.

Les besoins des utilisateurs sont plus directs : ils souhaitent que leurs travaux existants, basés sur des outils d’IA, continuent de fonctionner normalement. Le récent incident lié au modèle Fable a rendu cette préoccupation particulièrement concrète. Cet événement a également mis en lumière l’importance de préserver le développement de l’IA open source, afin que les utilisateurs puissent accéder aux recherches ouvertes et exécuter des modèles sur leurs propres serveurs.

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