fr.wedoany.com Rapport : Des ingénieurs de l'Université de Canterbury (UC) en Nouvelle-Zélande étudient l'impact sur le réseau électrique de l'installation de panneaux solaires sur les véhicules électriques. Cette recherche s'inscrit dans le cadre du projet Solar-Move, relevant du programme Horizon Europe, dont l'Université de Canterbury est le seul participant non européen.

Coordonné par l'Institut de recherche et d'innovation du Portugal, une organisation à but non lucratif, le projet Solar-Move vise à étudier l'application de la technologie photovoltaïque intégrée aux véhicules (VIPV) sur les camions lourds, les bus de transport en commun, les bennes à ordures, les véhicules de livraison du dernier kilomètre et les camping-cars. Ce projet rassemble 35 partenaires de 16 pays et bénéficie du soutien du ministère néo-zélandais des Entreprises, de l'Innovation et de l'Emploi. Horizon Europe est le programme de financement de la recherche et de l'innovation de l'Union européenne (UE), avec un budget total de 155 milliards d'euros (environ 108 milliards de dollars américains).
L'équipe du Centre d'ingénierie électrique (EPECentre) de l'Université de Canterbury a reçu 452 000 € d'Horizon Europe. Le Dr Hamish Avery, directeur de l'EPECentre, a déclaré que le réseau électrique néo-zélandais n'a pas été conçu à l'origine pour que chaque foyer soit équipé d'un véhicule électrique. Ce projet vise à étudier comment réduire une partie de la nouvelle charge électrique en intégrant l'énergie solaire dans les véhicules électriques et les points de recharge assistés par l'énergie solaire.
Les objectifs spécifiques incluent : prolonger l'autonomie quotidienne des véhicules électriques de 5 à 10 kilomètres ; réduire la dépendance des véhicules au réseau électrique de 20 % à 50 % ; et proposer des solutions capables d'apporter une valeur ajoutée aux consommateurs et au réseau. Selon M. Avery, le cœur du projet est une analyse rigoureuse des règles et réglementations existantes, et l'exploration de la manière d'intégrer ces nouvelles solutions technologiques dans le système énergétique actuel. Il souligne que trouver des solutions qui s'intègrent parfaitement dans la vie quotidienne est la voie la plus directe vers la réduction des émissions, mais qu'un travail considérable est nécessaire pour étudier comment les voitures à énergie solaire améliorée et les stations de recharge solaire peuvent s'adapter aux règles existantes, et quels obstacles pourraient devoir être surmontés.

Les chercheurs exploreront également comment les panneaux solaires des véhicules électriques peuvent bénéficier aux consommateurs, par exemple en utilisant les panneaux solaires d'un véhicule à l'arrêt pour alimenter un domicile, ou dans un grand parking, en utilisant des véhicules électriques complètement chargés pour recharger les véhicules nouvellement arrivés, sans dépendre du réseau électrique. Le projet prévoit également des essais pilotes sur des véhicules de livraison du « dernier kilomètre » assistés par l'énergie solaire, en installant des panneaux solaires sur des voitures de patrouille électriques déjà en service sur le campus de l'Université de Canterbury, et en surveillant l'impact réel des panneaux solaires sur l'autonomie. M. Avery a indiqué que l'obtention de données du monde réel est essentielle pour établir une base de référence attendue.
Après des négociations fructueuses avec la Commission européenne, l'éligibilité de l'Australie à participer aux projets Horizon Europe a été officiellement reconnue. L'Australie rejoindra le deuxième pilier (Pilier II) d'Horizon Europe, qui couvre les défis sociétaux dans les domaines du numérique, de l'industrie et de l'espace ; du climat, de l'énergie et des transports ; ainsi que de l'alimentation, de la bioéconomie et de l'agriculture. À ce jour, des organisations australiennes ont participé à 239 projets Horizon Europe, et près d'un quart des candidatures individuelles ont été sélectionnées, avec un taux de réussite de 24,39 %. À partir de janvier 2027, selon des dispositions transitoires, les entités australiennes passeront du statut de pays tiers (devant généralement s'autofinancer ou dépendre d'exceptions étroites pour obtenir un financement) à celui d'« entité éligible » en tant que pays associé. Cela leur permettra d'accéder directement au financement de l'UE dans le cadre du deuxième pilier dans les mêmes conditions que les États membres de l'UE, par exemple en leur permettant de diriger des consortiums de projets.
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