Cinq entreprises japonaises sélectionnées pour un projet de recherche sur les réseaux 6G multi-bandes
2026-06-24 14:51
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fr.wedoany.com Rapport : La recherche et développement (R&D) japonaise sur la 6G passe de la validation de concept aux défis techniques liés à l'utilisation du spectre et au contrôle réseau. Le 23 juin, le projet « Développement de réseaux de communication mobile pour une utilisation multi-bandes », mené conjointement par NTT DOCOMO, NEC, 1FINITY, NTT et Fujitsu, a été retenu dans le cadre du projet « Développement de l'extension des ressources radioélectriques » du ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications, pour une période de R&D allant de 2026 à 2029.

Ce projet, destiné au système de communication mobile de sixième génération des années 2030, se concentre sur les problèmes de coexistence multi-bandes, de pénurie de spectre, d'efficacité énergétique du réseau et de déploiement à haute densité lors de l'évolution de la 5G vers la 6G. Alors que la communication mobile progresse de la 5G-A vers la 6G, le réseau ne dépend plus uniquement de l'extension de capacité d'une seule bande de fréquences, mais nécessite une coordination dynamique entre les basses, moyennes, hautes et même très hautes fréquences, permettant une allocation intelligente des différentes bandes en fonction des services, de l'état des terminaux et des variations de l'environnement radio.

La première direction technologique du projet est le contrôle réseau basé sur la vRAN avancée. L'équipe de R&D utilisera l'IA pour analyser en temps réel l'environnement de communication et l'état des terminaux, prédire les changements de qualité de communication dans les centaines de millisecondes à quelques secondes, et effectuer une allocation optimale entre plusieurs bandes de fréquences, des basses aux hautes fréquences. La vRAN transfère certaines fonctions de la station de base vers des serveurs génériques et des plateformes logicielles, conférant au réseau d'accès radio une capacité de gestion des ressources plus flexible, jetant ainsi les bases de l'introduction d'un contrôle natif par l'IA dans les futurs réseaux 6G.

La deuxième direction technologique est la construction de réseaux pour une utilisation efficace du spectre. L'équipe de R&D développera des équipements de station de base compacts et à faible consommation d'énergie prenant en charge plusieurs bandes de fréquences, et étudiera les technologies de contrôle dynamique de l'utilisation des hautes fréquences par l'IA. Le projet explorera également les connexions flexibles entre stations de base via des liaisons radio, en conciliant performances de communication, flexibilité de déploiement et contrôle de la consommation d'énergie dans des scénarios de réseaux à haute densité.

L'importance industrielle de cette R&D réside dans le fait que la feuille de route japonaise pour la 6G place désormais « l'efficacité spectrale » et « la consommation énergétique du réseau » sur un pied d'égalité. La 6G est censée soutenir l'intelligence industrielle, la réalité étendue, l'Internet des véhicules, les communications intégrées espace-air-terre et les services d'IA en périphérie, mais ces applications nécessitent toutes une capacité plus élevée, une latence plus faible et une connexion plus stable. Si le réseau continue d'empiler des stations de base et des ressources spectrales de manière traditionnelle, les pressions sur les coûts d'exploitation et la consommation d'énergie augmenteront simultanément.

La combinaison de NTT DOCOMO, NEC, 1FINITY, NTT et Fujitsu illustre également la logique de collaboration de la chaîne industrielle des télécommunications japonaise. L'opérateur définit les besoins réseau et les scénarios d'application, les équipementiers et les entreprises systèmes prennent en charge les maillons clés tels que l'accès radio, la vRAN, les équipements de station de base, l'interconnexion et le contrôle logiciel, tandis que le groupe NTT fournit une base de R&D en communications à long terme. La participation conjointe des cinq parties est propice à la progression des technologies clés de la 6G, des solutions de laboratoire vers une architecture réseau déployable.

Les résultats du projet seront également proposés aux organismes de normalisation internationaux. Pour la 6G, celui qui pourra présenter des résultats vérifiables en matière de gestion du spectre, de contrôle réseau par IA, de stations de base à faible consommation d'énergie et de fusion multi-bandes aura de meilleures chances de se positionner dans l'élaboration des normes futures et le déploiement industriel. Le Japon, en promouvant la collaboration de cinq entreprises via un projet de R&D gouvernemental, vise précisément à relier la R&D 6G à la compétition normative, aux capacités industrielles et aux infrastructures de cybersécurité futures.

La 6G ne sera pas une simple mise à niveau linéaire du débit de la 5G, mais fusionnera davantage les capacités de communication, de calcul, d'IA et de perception. Le projet de R&D sur les réseaux de communication mobile multi-bandes lancé par le Japon vise précisément un seuil à franchir avant le déploiement de la 6G : dans un environnement spectral plus complexe, permettre au réseau de décider lui-même quelle bande de fréquences utiliser, comment se connecter, et comment trouver un équilibre entre performances et consommation d'énergie.

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