fr.wedoany.com Rapport : La Douma d'État russe a adopté ce mercredi en troisième lecture plusieurs amendements législatifs élargissant les compétences du ministère de l'Agriculture en matière de réglementation de l'utilisation des pesticides. Ce ministère pourra désormais établir la liste des cultures pour lesquelles les pesticides déjà enregistrés peuvent être utilisés, et préciser leurs caractéristiques d'emploi. La nouvelle loi entrera en vigueur le 1er septembre 2027. Auparavant, chaque culture devait faire l'objet d'une procédure d'enregistrement coûteuse et individuelle, ce qui entraînait une grave pénurie de produits phytosanitaires homologués. Le nouveau mécanisme permet d'utiliser des produits déjà enregistrés sur les cultures figurant dans une liste spéciale du ministère de l'Agriculture, sans qu'il soit nécessaire de réexaminer les protocoles, contribuant ainsi à réduire l'utilisation de produits contrefaits et à simplifier la procédure de sélection des produits.

La Douma d'État a également adopté une autre loi autorisant le ministère russe de l'Agriculture, après consultation du ministère des Ressources naturelles, à approuver la méthode de calcul des dommages causés aux terres agricoles. Ce document intègre les données d'enquête des agences fédérales, des personnes morales, des entrepreneurs individuels et des laboratoires agréés dans le système national de comptabilisation de l'état de la fertilité des sols. La loi entre également en vigueur le 1er septembre 2027. La nouvelle réglementation signifie que le bilan national de fertilité inclura non seulement les données des organismes officiels, mais aussi les résultats d'analyses de laboratoires privés agréés, de personnes morales et d'entrepreneurs individuels. Pour les agriculteurs de bonne foi, leurs études de sol réalisées de manière indépendante acquerront une force juridique dans le système de comptabilité nationale ; pour les contrevenants, les dommages seront plus faciles à détecter et à prouver, ce qui pourrait entraîner des amendes et des pertes élevées.
En première lecture, les députés ont voté en faveur d'amendements à la loi fédérale sur la pêche et la protection des ressources biologiques aquatiques. La proposition vise à améliorer la procédure de délimitation des zones de pêche et à clarifier les obligations en matière de reproduction artificielle des ressources biologiques aquatiques. Si le projet de loi est finalement adopté, il entrera en vigueur le 1er septembre 2027. Une délimitation claire réduira les litiges administratifs et territoriaux entre les utilisateurs, créera des conditions plus prévisibles pour la planification financière à long terme, tout en allégeant la charge environnementale et économique de certaines entreprises, leur permettant de calculer plus précisément le coût de leurs obligations, ce qui est particulièrement important dans un contexte d'endettement élevé du secteur.
Cette semaine, la Douma d'État a également adopté en première lecture un projet de loi autorisant le blocage extrajudiciaire des produits de consommation dangereux à l'aide du système d'identification « Marque de confiance ». Les auteurs estiment que cette procédure permettrait de prévenir plus rapidement les risques d'intoxication de masse. Le Centre de développement des technologies avancées, qui exploite ce système, a expliqué que, si le projet de loi est adopté, le Service fédéral de protection des droits des consommateurs et du bien-être humain (Rospotrebnadzor) pourrait bloquer d'urgence la vente de produits dangereux sans passer par une procédure judiciaire. Le système d'identification appliquera automatiquement les restrictions, informera les acteurs de la circulation des marchandises de leur caractère dangereux et limitera leur vente aux consommateurs finaux. Ce système aidera les forces de l'ordre à réagir plus rapidement aux produits contrefaits et dangereux, empêchant les vendeurs de mauvaise qualité de rester sur le marché, assainissant ainsi l'environnement commercial.
La semaine dernière, des députés ont soumis un projet de loi autorisant l'utilisation de pesticides dont l'enregistrement national a expiré, jusqu'à la fin de leur durée de conservation. Les auteurs affirment que cela améliorera la gestion nationale dans le domaine de la manipulation sécurisée des pesticides et des produits agrochimiques. Actuellement, la durée de validité des informations dans le registre des pesticides est généralement de 10 ans, et dans certains cas de 3 ans. Après l'expiration de la période de validité de l'enregistrement, les produits déjà fabriqués doivent cesser complètement d'être commercialisés et être éliminés ou traités comme des déchets. Si le projet de loi est adopté en troisième lecture, les amendements entreront en vigueur le 1er mars 2027. La législation actuelle exige que les entreprises éliminent immédiatement les préparations légales et efficaces après l'expiration de leur enregistrement, même si leur durée de conservation n'est pas atteinte et que leur qualité est conforme, ce qui entraîne des pertes économiques considérables et des déchets supplémentaires. Une fois le nouveau projet de loi adopté, les préparations produites par les entreprises agricoles pourront être commercialisées jusqu'à la fin de leur durée de conservation réelle, permettant aux entreprises de conserver leurs stocks, de réduire les coûts d'élimination et de diminuer les risques de pénurie, allégeant ainsi leur charge financière.
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