fr.wedoany.com Rapport : TotalEnergies prévoit de fournir des millions de barils de pétrole brut moyen de Bassorah et de pétrole brut lourd de Bassorah, en provenance d'Irak, à des acheteurs asiatiques, avec des livraisons rapides prévues ce mois-ci et le mois prochain. Cette information a été révélée par des négociants à Bloomberg.
L'Irak, l'un des pays producteurs de pétrole du golfe Persique les plus touchés par la situation dans le détroit d'Ormuz, propose récemment du pétrole brut sur le marché au comptant avec des remises importantes, et les transactions sont uniquement basées sur le chargement, ce qui signifie que l'acheteur doit lui-même assurer le passage des pétroliers vides à travers le détroit d'Ormuz pour entrer dans le golfe.
Selon des sources de Bloomberg, TotalEnergies, l'un des plus grands négociants de matières premières parmi les géants pétroliers, propose des quantités non divulguées de pétrole brut irakien à des acheteurs en Chine, en Corée du Sud et à Taïwan. Ce super-major chargera ce pétrole brut à Bassorah et le livrera via le détroit d'Ormuz dans les semaines à venir.
Des sources de négociation ont révélé à Bloomberg que, pour réaliser ces livraisons, TotalEnergies cherche à affréter des très gros pétroliers (VLCC) capables de transporter jusqu'à 2 millions de barils de pétrole brut.
Les offres de TotalEnergies indiquent que ce super-major est optimiste quant à une amélioration continue des conditions de navigation dans le détroit d'Ormuz au cours des semaines et des mois à venir.
L'Irak, deuxième plus grand producteur de pétrole de l'OPEP après l'Arabie saoudite, est le plus durement touché par la crise au Moyen-Orient. Son économie, fortement dépendante du pétrole, est menacée d'effondrement en raison de l'assèchement des revenus pétroliers causé par le blocus du détroit d'Ormuz.
La réouverture du détroit d'Ormuz et la possibilité d'exporter du pétrole brut hors du golfe via TotalEnergies devraient relancer les ventes et les revenus pétroliers de l'Irak. Ces revenus ont été gravement affectés ces derniers mois par les restrictions des voies d'exportation, ne subsistant plus qu'un pipeline reliant les champs pétrolifères du nord de l'Irak, via le Kurdistan, au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée.
Les attentes du marché concernant une augmentation soudaine de l'offre au comptant, due à la précipitation de l'Irak et d'autres pays producteurs du golfe à transporter du pétrole brut via le détroit d'Ormuz, ont déjà exercé une pression sur les prix du pétrole et incité les banques d'investissement à revoir à la baisse leurs prévisions de prix pour le reste de l'année et pour 2027. L'équilibre du marché devrait à nouveau connaître un excédent d'offre.










