Le gouvernement kenyan promeut l'éthanol et les énergies renouvelables, la superficie de canne à sucre augmente de 200 000 hectares
2026-07-06 08:51
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fr.wedoany.com Rapport : Le gouvernement kenyan intensifie ses efforts pour développer la production d'éthanol et la production d'électricité à partir de sources renouvelables, dans le cadre des réformes visant à rendre l'industrie sucrière plus efficace, plus diversifiée et plus durable.

Le vice-président kenyan, Kithure Kindiki, a annoncé ce plan lors du 68e séminaire de l'Organisation internationale du sucre (International Sugar Organisation) tenu à Diani, dans le comté de Kwale. Les participants ont discuté des évolutions mondiales et régionales dans les secteurs du sucre et de la bioénergie.

Selon ChiniMandi, M. Kindiki a indiqué que le gouvernement met en œuvre des réformes structurelles pour résoudre les défis de longue date de l'industrie sucrière, notamment la faiblesse des systèmes de gestion, les retards de paiement aux agriculteurs et aux travailleurs, ainsi que les faibles niveaux de productivité qui ont entravé la croissance du secteur ces dernières années.

Les mesures de réforme comprennent la restructuration du Conseil kenyan du sucre (Kenya Sugar Board) et la location des sucreries publiques à des opérateurs privés, afin d'améliorer l'efficacité, d'attirer les investissements et de renforcer la performance opérationnelle de l'ensemble du secteur.

M. Kindiki a souligné que les réformes ont déjà porté leurs fruits, avec une expansion d'environ 200 000 hectares des superficies cultivées en canne à sucre, une augmentation des niveaux de production de sucre et une hausse des revenus des agriculteurs grâce au soutien des subventions agricoles gouvernementales.

Dans le cadre de la prochaine phase de transformation, le gouvernement encourage les sucreries à étendre leurs activités de la production traditionnelle de sucre à la fabrication d'éthanol et à la production d'électricité, afin de créer des sources de revenus supplémentaires et de soutenir les objectifs plus larges du Kenya en matière de développement des énergies renouvelables.

Selon les informations, certaines sucreries envisagent de lancer des projets de cogénération pour fournir l'électricité excédentaire au réseau national, tandis que d'autres prévoient d'augmenter leur production d'éthanol pour l'utiliser comme carburant de transport plus propre et plus durable.

M. Kindiki a déclaré que l'avenir de l'industrie sucrière réside dans la diversification. Il a souligné que ce secteur évoluera vers un domaine multiproduits, produisant du sucre, de l'éthanol, du carburant aviation, des énergies renouvelables et d'autres sous-produits industriels, afin de soutenir le développement national et la sécurité énergétique.

Il a insisté sur le fait que ces changements visent à moderniser le secteur, à renforcer sa compétitivité et à garantir qu'il contribue plus efficacement au programme de transformation économique du Kenya.

Le vice-président a également exprimé ses préoccupations concernant les déséquilibres commerciaux mondiaux, soulignant que les subventions et les politiques restrictives sur le marché international du sucre continuent de défavoriser les économies en développement et de limiter la concurrence équitable.

Il a appelé à une augmentation des investissements dans l'agriculture africaine, exhortant les gouvernements et les acteurs du secteur privé à adopter des technologies modernes et des pratiques innovantes pour améliorer la productivité et rendre le secteur plus attractif pour la jeune génération.

Le 68e séminaire de l'Organisation internationale du sucre a réuni des responsables gouvernementaux, des leaders de l'industrie, des investisseurs et des partenaires de développement pour explorer les opportunités de croissance dans la production de sucre, l'intégration des énergies renouvelables et l'industrie manufacturière dans la région.

Les participants ont discuté du potentiel de la bioénergie et de l'éthanol en tant que moteurs clés de la diversification économique, en particulier dans les pays producteurs de sucre cherchant à réduire leur dépendance à l'exportation de matières premières.

Le gouvernement kenyan a réaffirmé son soutien aux réformes combinant le développement agricole et l'expansion des énergies renouvelables, positionnant l'industrie sucrière comme un pilier central de la transition du pays vers une économie plus verte et plus diversifiée.

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