fr.wedoany.com Rapport : La fonction « sommeil » des véhicules électriques devient un nouveau point chaud de consommation, mais les risques de sécurité qui en découlent suscitent également l'attention du secteur.

Cet été, les températures dans certaines régions d'Europe ont dépassé les 40 degrés Celsius, entraînant une ruée sur les climatiseurs. Certains consommateurs utilisent des tuyaux flexibles pour acheminer l'air froid des véhicules vers l'intérieur de leur domicile afin de se rafraîchir, tandis que d'autres familles choisissent de prendre la route et de passer la nuit dans leur voiture avec la climatisation allumée. Les températures extrêmement élevées ont favorisé l'adoption généralisée de cette solution d'urgence.
À l'ère des véhicules à essence, rester longtemps à l'intérieur d'une voiture présentait des risques de sécurité. Lorsque le moteur tourne au ralenti avec la climatisation allumée, la concentration de monoxyde de carbone dans l'habitacle augmente continuellement, ce qui peut provoquer un coma. L'arrivée des véhicules électriques, qui ne présentent pas ce risque de ralenti du moteur, a fait de la « sieste à bord » un besoin réalisable. Des équipements tels que les sièges zéro gravité, les fonctions de massage et les vitres à opacité variable transforment l'habitacle en un espace de repos.

Selon une étude d'Autohome, la proportion d'utilisateurs de moins de 30 ans qui choisissent de « se reposer et faire une sieste à bord » est inférieure de 7 points de pourcentage à la moyenne globale, mais leur intérêt pour les assistants vocaux IA et les éclairages interactifs intelligents est respectivement supérieur de 17 et 27 points de pourcentage à la moyenne. Cela montre que les jeunes utilisateurs accordent davantage d'importance à l'expérience interactive intelligente qu'à la simple fonction de repos.

Pour répondre à ce besoin, plusieurs constructeurs automobiles ont lancé des solutions dédiées au repos à bord. Des modèles comme le Zeekr MIX et le Xpeng G9 offrent un espace plat de 2 mètres sur 1,35 mètre. Le Qijing GX7 peut plier ses sièges en lit en 20 secondes, le Ledo L80 propose un couchage de 2,2 mètres de long, et le Leapmotor C16 permet de s'allonger à plat grâce à un abaissement de l'assise. Ces conceptions se concentrent sur l'optimisation de l'espace et l'innovation mécanique, un domaine difficile à réaliser avec les architectures des véhicules à essence traditionnels.

KPMG prévoit que la taille du marché chinois des habitacles intelligents atteindra 212,7 milliards de yuans d'ici 2026, avec un taux de croissance annuel composé de plus de 17 % sur cinq ans. Selon le « Rapport mondial d'étude des consommateurs automobiles 2026 », le taux d'approbation des utilisateurs chinois pour « l'expérience de style de vie » est de 34 %, nettement supérieur à celui de l'Allemagne (14 %), des États-Unis (26 %) et du Royaume-Uni (22 %).
Cependant, les fonctions de confort telles que les sièges zéro gravité posent également de nouveaux problèmes de sécurité. Les données de test de l'Académie chinoise de recherche en ingénierie automobile montrent que, lors d'un test de collision frontale à 56 km/h, le risque de traumatisme grave en position zéro gravité augmente de 4,4 fois, et le risque de blessure mortelle de 5,2 fois. La raison en est que la conception actuelle des ceintures de sécurité est basée sur une posture assise standard, et qu'en position allongée, elles peuvent perdre leur efficacité de retenue.

Pour résoudre ce problème, la nouvelle norme nationale du ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information exige que l'angle du dossier du siège conducteur ne dépasse pas 35 degrés et limite l'angle des sièges non conducteurs en cas de conduite à grande vitesse. Cette norme devrait entrer en vigueur en 2027, faisant de la Chine le premier pays au monde à réglementer systématiquement la sécurité des sièges à grand angle d'inclinaison.

De plus, l'augmentation de la taille et du poids des véhicules entraîne également des problèmes tels que l'entretien des routes. Des études pertinentes montrent que pour chaque augmentation de 20 % du poids du véhicule, le taux de dégradation de la chaussée augmente jusqu'à 2,07 fois. Les autorités chinoises compétentes envisagent d'imposer une « taxe d'entretien routier » sur les véhicules électriques afin de faire face à l'augmentation du poids des véhicules et à l'usure des routes causées par l'électrification, et d'encourager les constructeurs automobiles à réaliser un allègement grâce à l'innovation technologique.










