Lundi, les dirigeants de JERA, la plus grande entreprise de production d'électricité du Japon, ont déclaré que la compagnie envisage d'inclure le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de l'Alaska dans sa liste de sources d'approvisionnement potentielles, afin de répondre aux besoins de sécurité énergétique et de diversification des sources.
Le projet Alaska LNG, l'un des piliers de la diplomatie énergétique de l'administration Trump, représente un investissement total de 44 milliards de dollars et comprend un pipeline de 800 km ainsi qu'une usine de liquéfaction. Ce projet ambitionnait d'attirer des investisseurs du Japon, de la Corée du Sud et de la région de Taïwan, mais son coût élevé et le manque de clarté sur les détails ont ralenti son avancement. Bien que le PDG de Mitsubishi Corporation ait révélé le mois dernier un possible investissement dans ce projet, des sources internes soulignent la nécessité d'« évaluer prudemment les risques ». Selon des informations relayées à Reuters, le Comité pour la sécurité énergétique de l'administration Trump prévoit d'organiser un sommet en Alaska début juin pour encourager les entreprises japonaises et sud-coréennes à s'engager financièrement.

Pour le Japon, l'avantage géopolitique de l'Alaska est évident : sa proximité géographique par rapport aux fournisseurs traditionnels comme l'Australie ou le Qatar permet de réduire le temps de transport d'environ 10 jours. Cependant, des acteurs de l'industrie énergétique japonaise soulignent que le coût du projet reste une préoccupation majeure pour les entreprises.









