Le projet de gazoduc Nord Stream 2, reliant la Russie à l'Allemagne, connaît un tournant dramatique. Cette artère énergétique, marquée par des turbulences politiques et des dommages physiques, revient sous les projecteurs internationaux à la suite d'une décision judiciaire.
Un tribunal du canton de Zoug en Suisse a récemment approuvé le plan de restructuration de la dette proposé par Nord Stream 2 AG, la société exploitante du gazoduc, entièrement détenue par le géant russe Gazprom. Cette décision permet à l'entreprise d'éviter temporairement la faillite. Selon les documents judiciaires, les principaux créanciers, incluant des géants énergétiques ouest-européens comme Engie, OMV, Shell, Uniper et Wintershall Dea, ont conclu un accord de restructuration de la dette le 30 avril. Bien que les détails de l'accord restent confidentiels, ces entreprises, qui avaient investi des sommes colossales dans le projet, doivent désormais faire face à une dévalorisation significative de leurs investissements.










