ATHA Energy au Canada découvre 11 mètres de minéralisation en forage aveugle à Blind, au Nunavut
2026-07-29 10:52
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fr.wedoany.com Rapport : ATHA Energy a réalisé un forage d’une importance cruciale sur la cible Lac 50, au Nunavut : à 4 000 mètres de toute minéralisation connue, sans aucune donnée de déviation confirmant le potentiel minéralisé de la zone, le premier trou a recoupé 11 mètres de minéralisation. Ce résultat valide le processus d’exploration central de l’entreprise, qui combine des données géophysiques multicouches intégrées dans un modèle structural, un étalonnage des données radiométriques pour garantir la fiabilité des analyses, et une équipe technique possédant une expérience directe en exploitation minière pour déterminer les prochaines cibles de forage. Troy Boisjoli, PDG et administrateur d’ATHA Energy, estime que cette combinaison confère à l’entreprise une capacité de succès reproductible, plutôt que de dépendre d’une découverte isolée.

La plupart des sociétés d’exploration juniors adoptent une stratégie d’extension progressive des gisements connus, tandis qu’ATHA a inversé cet ordre avec son « saut vers l’extérieur » à Lac 50. L’entreprise a utilisé une modélisation d’inversion 3D de données magnétotelluriques pour identifier une structure conductrice s’étendant sur environ 21 kilomètres le long de la bordure du bassin, bien au-delà du corridor de 5 kilomètres précédemment reconnu. Ensuite, elle a foré directement dans cette structure à 4 000 mètres à l’ouest de la bordure ouest du gisement connu, recoupant 11 mètres de minéralisation, dont 7 mètres de minéralisation continue et un intervalle de 1,6 mètre considéré comme de haute teneur d’après les données radiométriques, sans aucun autre forage dans un rayon de 4 kilomètres. L’importance de cette découverte réside dans le test du modèle : une structure identifiée purement par géophysique, forée à l’aveugle, a retourné de la minéralisation dès les premiers trous de test.

Boisjoli explique que l’équipe a déployé des outils géophysiques multicouches, incluant la gravimétrie, la magnétométrie et l’électromagnétisme, combinés à des données géochimiques et de géologie structurale détaillée. La superposition de ces multiples mesures a donné à l’équipe une grande confiance dans la réalité de cette tendance. Le même modèle d’inversion 3D a été appliqué sur 14 kilomètres à Rib, où 15 intervalles minéralisés totalisant 37,0 mètres de minéralisation composite ont été recoupés tous les 110 mètres ; chaque forage ciblant le modèle a pénétré la structure sous-jacente et a rencontré de la minéralisation. Cette cohérence suggère que le risque d’exploration généralement associé aux découvertes précoces d’uranium a été substantiellement résolu à Angilak.

En termes de rapidité de retour d’information des forages, l’entreprise utilise des données de sonde radiométrique calibrée en fond de trou (coups par seconde, CPS) plutôt que d’attendre des semaines pour les résultats d’analyse en laboratoire afin de décider de l’emplacement du prochain trou. Cette année, le seuil de CPS pour définir les intervalles minéralisés a été abaissé de 500 à 300, sur la base des résultats d’analyse de 2024 et 2025 montrant que les lectures supérieures à 300 CPS correspondent généralement à des teneurs en oxyde d’uranium supérieures à 0,01 %. Boisjoli souligne que l’équipe souhaite avoir la meilleure visibilité directe possible entre les données radiométriques et les résultats d’analyse. Cet étalonnage repose sur l’expérience opérationnelle : Boisjoli a précédemment occupé le poste de géologue en chef dans une mine en production de Cameco, et le vice-président de l’exploration, Cliff Revering, a occupé le même poste à Cigar Lake ; tous deux possèdent une expérience directe pour juger si un intervalle minéralisé peut soutenir une exploitation. Les facteurs de déséquilibre qui peuvent fausser les estimations de teneur radiométrique dans les gisements d’uranium de type roll-front gréseux ne posent pas problème à Angilak, car la minéralisation se trouve dans un environnement filonien lié au socle.

Pour les forages n’ayant pas recoupé de minéralisation économique, ATHA réinjecte directement ces informations dans le modèle, utilisant les données des trous n’ayant pas atteint leur cible pour affiner l’image structurale et d’altération du système environnant. Cette boucle de rétroaction soutient le programme de forage de 20 000 mètres prévu par l’entreprise pour 2026, soit le double du métrage précédemment indiqué, avec trois appareils de forage (un à Lac 50, deux à Rib). Au moment de l’interview, l’entreprise avait réalisé environ 25 % de ce programme. Le test de l’extensibilité du programme de forage restant cette année réside dans le fait que la continuité persistante entre les trous largement espacés déjà forés soutiendrait une phase de délimitation en 2027, tandis qu’une rupture de continuité serait un signal indiquant que le modèle doit être révisé. Les résultats démontrés par le reste du programme de forage cette année confirmeront si le processus d’exploration d’ATHA est, comme il se positionne, un moteur reproductible.

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