L'Afrique du Sud dévoile les six premiers projets prioritaires de son programme national d'hydrogène vert pour 2026
fr.wedoany.com Rapport : Les six premiers projets prioritaires du pipeline du programme national d'hydrogène vert de l'Afrique du Sud ont été identifiés et ont été annoncés mardi lors du Sommet africain de l'hydrogène vert 2026 qui s'est tenu au Cap. Ces projets sont tous intégrés au nouveau « National Green Hydrogen Deal Book », qui présente aux investisseurs, partenaires de développement et clients potentiels de l'industrie sud-africaine de l'hydrogène vert un pipeline d'opportunités crédibles plus large.
La liste a été annoncée par le ministre de l'Électricité et de l'Énergie, le Dr Kgosientsho Ramokgopa. Le président Cyril Ramaphosa devait initialement faire cette annonce, mais il s'est trouvé indisposé après son déplacement en Inde le week-end dernier pour le sommet des BRICS. M. Ramokgopa a déclaré que la première vague de projets résultait d'un processus d'évaluation rigoureux, qui normalise la manière d'évaluer la bancabilité et renforce la confiance des investisseurs.
Parmi les six projets, celui de Phelan Green à Saldanha Bay, portant sur la production de carburant d'aviation durable par électrolyse (e-SAF), est le plus avancé. Cette entreprise familiale s'est engagée à investir 100 millions de dollars en fonds propres et a déjà sécurisé son marché d'enlèvement. La construction devrait débuter au premier trimestre 2027, et les premières exportations d'e-SAF sont prévues au premier trimestre 2029. Citant le jugement du Forum économique mondial plus tôt cette année, M. Ramokgopa a indiqué que le véritable goulot d'étranglement pour l'expansion de l'hydrogène propre est la demande et non la technologie ; l'expansion dépend donc de la capacité à conclure des accords d'enlèvement à long terme.
Les autres projets couvrent l'ammoniac vert, le méthanol vert et le fer à réduction directe par hydrogène. Le projet d'ammoniac vert de Hive Energy à Coega, dans le Cap-Oriental, a achevé ses travaux préparatoires préliminaires, mais doit encore faire progresser les aspects commerciaux, techniques et financiers pour atteindre la décision finale d'investissement (FID). Le projet de fer à réduction directe par hydrogène de Saldanha, sur la côte ouest, en est au stade de l'étude de préfaisabilité (PFS) et vise à relier l'hydrogène vert à la production d'acier à faibles émissions. Le projet d'ammoniac vert de Prieska Power Reserve, dans le Cap-Nord, est destiné au marché intérieur et se trouve actuellement en phase de développement. Le corridor de méthanol vert de Green e-Fuels Producers, dans le Gauteng, cible la demande européenne et en est au stade de la PFS. Le projet de Green Hydrogen Solutions, dans le Cap-Oriental, de plus petite envergure et principalement destiné à la demande sud-africaine, a achevé son ingénierie de base.
M. Ramokgopa a déclaré qu'après la désignation des projets prioritaires, le gouvernement et ses partenaires disposaient d'un mécanisme pour aider les cinq autres projets à atteindre la FID et à passer à la construction et à la production. Il a souligné que l'inscription d'un projet au Deal Book ne équivaut pas à l'atteinte de la FID, que le statut prioritaire ne signifie pas le début de la construction, qu'un protocole d'accord ne vaut pas un accord client bancable, qu'une manifestation d'intérêt ne constitue pas un capital engagé, et que la crédibilité du plan dépend de la manière dont le gouvernement, les développeurs et les partenaires rendent compte fidèlement de chaque jalon. Le statut prioritaire doit également s'accompagner d'obligations : si un projet manque de manière répétée les jalons de développement établis sans plan de rétablissement crédible, le gouvernement et ses partenaires doivent être prêts à réorienter les ressources limitées de préparation de projets vers des projets dont la trajectoire de mise en œuvre est plus solide. Il a également révélé qu'une « seconde vague » de projets évalués et matures, susceptibles d'être intégrés au portefeuille prioritaire, existait déjà.
M. Ramokgopa a souligné que l'Afrique du Sud dispose, dans le domaine de la production d'hydrogène vert, de ressources renouvelables de haute qualité, d'une base industrielle mature, de métaux du groupe du platine, de ports et de logistique, de capacités scientifiques, d'institutions financières et d'une expérience dans la gestion de systèmes énergétiques et industriels complexes. Toutefois, ces atouts ne se transforment pas d'eux-mêmes en investissements ; ils doivent être organisés par des projets crédibles, des infrastructures coordonnées, des institutions compétentes, des produits compétitifs et des clients. Il a indiqué que la plateforme de mise en œuvre devenait plus coordonnée, avec l'introduction de normes communes de développement de projets, une gestion plus consciente du pipeline de projets, des tests d'applications nationales concrètes, ainsi que la mobilisation de financements préparatoires, d'investissements, de technologies et de marchés. Lors d'une table ronde qui a suivi son discours, M. Ramokgopa a reconnu que le développement des projets serait bien plus rapide si le gouvernement coordonnait mieux ses efforts.
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