La Commission européenne a récemment publié la stratégie portuaire de l'UE et la stratégie industrielle maritime de l'UE, visant à renforcer les capacités portuaires et de construction navale pour soutenir le développement de l'éolien offshore en Europe. Auparavant, l'éolien offshore européen avait reçu un nouvel élan grâce aux enchères réussies en Pologne, au Royaume-Uni et au sommet de Hambourg pour la mer du Nord, mais les goulets d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement deviennent de plus en plus évidents. 
L'éolien offshore est considéré comme une voie clé pour réduire la dépendance aux importations. L'année dernière, l'Europe a investi 22,5 milliards d'euros dans des projets éoliens offshore, et la capacité installée devrait passer de 39 GW à 73 GW d'ici 2030.
Les pays de la mer du Nord se sont engagés lors du sommet de Hambourg à fournir chaque année, entre 2031 et 2040, des contrats pour différence bilatéraux pour 10 GW d'éolien offshore, et à éliminer les obstacles aux accords d'achat d'électricité. Le secteur éolien européen s'est quant à lui engagé à mobiliser 1 000 milliards d'euros d'activité économique, à créer 91 000 emplois et à investir 9,5 milliards d'euros dans la chaîne de valeur.
La stratégie portuaire de l'UE souligne l'importance des ports pour le développement de l'éolien, appelle les États membres à accélérer les autorisations d'extension portuaire, à améliorer l'électrification et à garantir l'alignement des infrastructures avec les projets. La capacité portuaire européenne est déjà en retard sur la demande et nécessite des investissements supplémentaires de 2,1 milliards d'euros.
La stratégie industrielle maritime de l'UE se concentre sur la protection de la construction navale européenne, en soutenant la fabrication de navires pour l'éolien offshore, tels que les navires de soutien offshore et les navires poseurs de câbles, par la surveillance des pratiques commerciales déloyales et la coordination des commandes publiques. L'organisation WindEurope a salué ces initiatives, mais a souligné que le financement restait insuffisant.
L'Europe continuera de coopérer pour s'assurer que les ports et les chantiers navals puissent fournir une capacité éolienne offshore suffisante pour atteindre les objectifs de sécurité énergétique et de compétitivité.









