L'Afrique du Sud a officiellement signé une déclaration internationale s'engageant à tripler sa capacité nucléaire d'ici 2050, rejoignant ainsi les efforts mondiaux d'expansion de l'énergie nucléaire. Cette annonce a été faite par le ministre sud-africain de l'Électricité et de l'Énergie, Kgosientsho Ramokgopa, lors du Forum africain de l'énergie au Cap, faisant de l'Afrique du Sud l'un des 34 pays à s'engager à renforcer le rôle du nucléaire dans un système électrique fiable et propre. 
La déclaration, soutenue par plusieurs gouvernements, considère l'énergie nucléaire comme essentielle à la transition mondiale vers une énergie à faible émission de carbone. En signant l'accord, l'Afrique du Sud a rejoint une coalition comprenant les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Japon ainsi que des pays africains comme le Ghana, le Kenya et le Nigeria. Cette alliance vise à augmenter massivement la production mondiale d'énergie nucléaire, aidant les pays à réduire leur dépendance aux combustibles fossiles tout en garantissant un approvisionnement électrique stable.
L'Association nucléaire mondiale a salué la décision de l'Afrique du Sud, la qualifiant d'avancée significative pour l'industrie nucléaire mondiale. En tant que seul pays d'Afrique exploitant une centrale nucléaire commerciale, la participation de l'Afrique du Sud est perçue comme un signal positif pour le leadership régional, susceptible d'encourager davantage de pays africains à intégrer le nucléaire dans leurs stratégies énergétiques à long terme.
Sama Bilbao y León, directrice générale de l'Association nucléaire mondiale, a déclaré : « L'énergie nucléaire est une technologie clé pour améliorer l'accès à l'énergie tout en aidant les pays à atteindre leurs objectifs climatiques. » Elle a souligné que l'engagement de l'Afrique du Sud ajoutait un nouvel élan à l'initiative « Net Zero Nuclear », qui vise à promouvoir une expansion rapide de la capacité nucléaire pour soutenir les efforts mondiaux de décarbonation.
Le soutien des institutions financières mondiales aux projets nucléaires est également en hausse. Plusieurs banques multilatérales de développement et environ seize grandes institutions financières ont récemment révisé leurs politiques ou exprimé leur volonté de financer le développement de l'énergie nucléaire, ce qui devrait accélérer les investissements dans de nouveaux réacteurs et technologies avancées.
Pour l'Afrique du Sud, cette déclaration intervient après des avancées nationales dans le domaine nucléaire, notamment la prolongation de la licence de la centrale de Koeberg et un nouvel intérêt pour les technologies de réacteurs nucléaires avancés. En soutenant les objectifs mondiaux, l'Afrique du Sud exprime son intention de faire de l'énergie nucléaire un élément clé de son futur mix électrique, fournissant une électricité stable tout en soutenant la croissance économique et les engagements climatiques.









