Le ministère serbe des Mines et de l'Énergie a récemment annoncé que la Serbie et l'Électricité de France (EDF) élaborent conjointement une feuille de route pour le développement de l'énergie nucléaire.

Cette feuille de route, préparée par EDF, a été soumise récemment. Selon le plan, la Serbie achèvera toutes les études préliminaires d'ici 2027, fournissant ainsi une base décisionnelle pour le lancement officiel du programme nucléaire. L'objectif fixé par la feuille de route est de finaliser le choix de la technologie et de lancer le processus contractuel de construction d'ici 2032, pour finalement mettre en service la première centrale nucléaire d'ici 2040.
Cette feuille de route divise le développement du nucléaire en trois phases, comprenant au total 19 étapes clés. La première phase (jusqu'en 2027) se concentre sur les études de faisabilité et la préparation législative ; la deuxième phase (2028-2032) finalisera le choix de la technologie, la sélection du site et le contrat de construction ; la troisième phase (après 2032) entrera dans la phase de construction effective. La ministre serbe a déclaré que le pays manque actuellement d'un cadre juridique et institutionnel complet pour l'énergie nucléaire, et que le renforcement de la recherche réglementaire et de la formation des talents sera un point clé de la future coopération avec le groupe EDF. Elle a particulièrement souligné qu'EDF possède une riche expérience dans l'aide à la formation des talents nucléaires d'autres pays.
L'élaboration de cette feuille de route est une étape clé pour le redémarrage du programme nucléaire de la Serbie. Le pays a déjà adopté, en décembre 2024, un amendement législatif abrogeant l'interdiction de construction de centrales nucléaires en vigueur depuis 35 ans. En octobre 2024, EDF a obtenu le contrat pour fournir un soutien technique à cette étude.
Cette feuille de route maintient une ouverture technologique, incluant une comparaison entre les grands réacteurs et les petits réacteurs modulaires. Outre la France, la Serbie a également été en contact avec des entités comme la société russe Rosatom, cherchant un soutien international pour atteindre son objectif d'obtenir une capacité installée de 1 200 mégawatts à partir de petits réacteurs modulaires (SMR).









