fr.wedoany.com Rapport,Les infrastructures de la chaîne du froid en Afrique s'étendent progressivement, mais des lacunes dans les domaines de l'électricité, des transports et de la connectivité rurale continuent de limiter l'efficacité du transport des marchandises sous température contrôlée. La Global Cold Chain Alliance (GCCA) souligne que ce secteur soutient les produits périssables et les médicaments, mais qu'il reste sous-développé par rapport aux normes mondiales, entraînant jusqu'à 40 % de pertes post-récolte. Porté par l'urbanisation, le commerce et la demande pharmaceutique, le marché africain de la chaîne du froid était valorisé à environ 10,88 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 14,85 milliards de dollars d'ici 2029, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 8,28 %. 
Le développement de la chaîne du froid en Afrique présente des disparités régionales. L'Afrique du Sud détient la plus grande part de la capacité de stockage frigorifique du continent, soit environ 30,55 %, offrant 13 mètres cubes pour 1 000 habitants. Son réseau comprend des installations pouvant accueillir jusqu'à 37 000 palettes, et des ports comme Durban, Le Cap et Johannesburg soutiennent l'exportation de fruits, de viande et de produits de la mer. L'Afrique de l'Est est en pleine expansion rapide, le Kenya devenant un pôle clé avec un entrepôt frigorifique certifié LEED Or de 15 000 palettes à Nairobi. La Tanzanie, l'Ouganda, le Rwanda et l'Éthiopie devraient ajouter entre 8 000 et plus de 20 000 palettes de capacité d'ici 2026-2027, ce qui pourrait réduire les pertes alimentaires de 30 % à 50 % dans la région. L'Afrique de l'Ouest présente des lacunes infrastructurelles importantes, mais les investissements prennent de l'ampleur grâce à des partenariats public-privé, avec un projet d'extension d'entrepôt frigorifique de 307 millions de dollars en cours au Sénégal.
Des défis structurels entravent la croissance du secteur de la chaîne du froid en Afrique. L'approvisionnement électrique peu fiable oblige les opérateurs à dépendre d'énergies alternatives, augmentant les coûts ; les mauvaises infrastructures routières limitent la connectivité des zones rurales ; les coûts élevés et la pénurie de main-d'œuvre qualifiée affectent l'efficacité. Le changement climatique exerce une pression supplémentaire, avec des coûts d'adaptation annuels estimés entre 30 et 50 milliards de dollars en Afrique subsaharienne, nécessitant des infrastructures plus résilientes.
L'intégration commerciale et les besoins médicaux stimulent le développement futur de la chaîne du froid en Afrique. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait augmenter le commerce intra-africain de 45 % d'ici 2045, nécessitant une expansion de la logistique frigorifique transfrontalière. La distribution de vaccins et les investissements dans la logistique médicale renforcent les chaînes d'approvisionnement sous température contrôlée, améliorant le stockage et la distribution des médicaments. L'innovation technologique soutient cette croissance : les entrepôts frigorifiques solaires peuvent réduire la consommation d'énergie d'environ 40 %, les systèmes de surveillance basés sur des réseaux 5G améliorent la visibilité et le suivi, et des entreprises comme Danfoss en Inde proposent des solutions de refroidissement écoénergétiques.
Bien que le secteur africain de la chaîne du froid soit sur une trajectoire de croissance, l'écart entre la demande et les infrastructures reste significatif. Combler ces lacunes nécessitera des investissements continus dans les capacités de stockage, les infrastructures de transport et les systèmes logistiques intégrés, afin d'assurer un transport sûr et efficace des marchandises sous température contrôlée.
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