fr.wedoany.com Rapport : L'Association européenne de l'industrie ferroviaire (UNIFE) a publié en mai 2026 un plan de financement pour le réseau ferroviaire à grande vitesse couvrant toute l'Europe, avec pour objectif d'achever les connexions du réseau central du réseau transeuropéen de transport d'ici 2040, pour un investissement total requis de 345 milliards d'euros. Ce plan propose de combiner fonds publics et capitaux privés afin de remédier à la stagnation actuelle de la croissance du trafic ferroviaire à grande vitesse. Selon les données de l'UE, le trafic ferroviaire à grande vitesse en 2023 n'était supérieur que de 17 % à celui de 2015, ce qui représente un écart considérable par rapport à l'objectif officiel d'une croissance de 100 % d'ici 2030.
La stratégie de financement de l'UNIFE s'articule autour de deux axes principaux : l'optimisation de l'utilisation des fonds publics et la mise en place d'un cadre stable pour attirer les investisseurs privés. En ce qui concerne les fonds publics, l'association préconise qu'une part substantielle des recettes du système d'échange de quotas d'émission de l'UE soit spécifiquement affectée aux projets de lignes à grande vitesse, établissant ainsi un lien entre les bénéfices des politiques climatiques et les investissements dans les transports durables. Pour le financement privé, le plan exige la création d'un pipeline prévisible de projets approuvés et une réglementation stable à long terme, tout en promouvant l'adoption de modèles financiers tels que le « lease-back » et l'émission d'obligations vertes pour les infrastructures, afin d'attirer la participation d'investisseurs institutionnels comme les fonds de pension.
Cette envergure d'investissement fait de la grande vitesse ferroviaire l'un des défis infrastructurels majeurs auxquels l'Europe est confrontée. Les 345 milliards d'euros nécessaires d'ici 2040 dépassent significativement le déficit d'investissement dans le secteur numérique, ce dernier nécessitant 205 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie pour atteindre les objectifs de modernisation du réseau 5G. Contrairement à des secteurs comme les télécommunications, qui dépendent principalement des capitaux privés, les grandes infrastructures de transport telles que la grande vitesse ferroviaire ont toujours été soutenues par des fonds publics. La proposition de l'UNIFE tente de réorienter le financement ferroviaire vers un modèle mixte, mais le plan ne divulgue pas la proportion spécifique des capitaux privés.
La proposition aborde également les idées de financement pour l'acquisition de matériel roulant. Le plan estime que l'investissement privé est plus adapté au financement du matériel roulant et cite en référence le modèle de location, déjà bien établi dans le secteur du fret. Pour avancer dans cette direction, l'UNIFE appelle à une simplification des processus de conception et de certification afin de réduire les risques et les coûts pour les nouveaux opérateurs entrant sur le marché du transport de passagers. Lier les recettes du SCEQE aux investissements dans la grande vitesse vise à créer un mécanisme transformant le coût des émissions de carbone en une source de financement pour les transports verts, ce qui pourrait théoriquement fournir un flux de fonds plus stable que les budgets nationaux individuels. Cependant, attirer des capitaux institutionnels à long terme et averses au risque vers des projets ferroviaires transfrontaliers reste confronté à la complexité inhérente de ces projets et aux risques de retards dus à des facteurs politiques.
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