fr.wedoany.com Rapport : Le constructeur suisse Stadler fournira huit rames bimodes FLIRT Intercity à Iarnród Éireann (Irish Rail) et à Translink (Northern Ireland Railways) pour le service transfrontalier « Enterprise ». Ces trains, dont la mise en service est prévue pour 2030, constituent l'élément central du projet de modernisation de la ligne ferroviaire entre les capitales irlandaise et nord-irlandaise, d'un coût de 548 millions de livres sterling (environ 698 millions d'euros). Le contrat comprend également un accord de maintenance et de service d'une durée de 15 ans.
L'accord couvre la conception, la fabrication et la livraison de huit rames bimodes de 200 mètres de long à cinq voitures, ainsi qu'un ensemble complet de services sur 15 ans. Les trains utiliseront un système de propulsion diesel-électrique et à batterie, conçu pour circuler sur les sections non électrifiées en Irlande du Nord ainsi que sous la caténaire 1500V à courant continu en République d'Irlande. Les parties n'ont pas divulgué la valeur de cette acquisition de matériel roulant, distincte de l'investissement global du projet.
La structure de financement transfrontalier réussie de la flotte « Enterprise » contraste avec d'autres projets ferroviaires majeurs de la région confrontés à des incertitudes financières. Par exemple, le projet ferroviaire Est-Ouest reliant Oxford à Cambridge a été remis en question à plusieurs reprises concernant son modèle de financement et son plan de mise en œuvre par phases, soulignant les défis pour obtenir des investissements en capital à long terme pour les infrastructures au Royaume-Uni (source : « Construction News »). Le projet « Enterprise » bénéficie de financements stables provenant de sources multiples, dont 165 millions d'euros du programme PEACEPLUS de l'UE, une certitude qui n'est pas acquise pour tous les projets de modernisation ferroviaire à grande échelle similaires. L'investissement total du projet est également comparable à d'importants engagements en matière d'infrastructure en Amérique du Nord, comme le projet de tunnel Hudson d'un montant de 16 milliards de dollars, ce qui indique une augmentation des investissements publics majeurs dans les corridors ferroviaires essentiels à l'échelle mondiale.
Ce contrat permet à Stadler d'entrer sur le marché ferroviaire de l'île d'Irlande, historiquement dominé par d'autres constructeurs. La capacité trimode de la plateforme FLIRT (diesel, batterie, électrique) constitue sa principale caractéristique technique, offrant une solution pragmatique pour la décarbonation des lignes à électrification non uniforme. Cette approche de « technologie de transition » est susceptible de devenir un modèle de référence pour d'autres lignes principales en Europe en attente d'une électrification complète pour atteindre les objectifs de zéro émission nette. Cette transaction renforce le statut du corridor Dublin-Belfast en tant que priorité de coopération économique et politique, soutenue par un financement international substantiel.
Question : Comment les nouveaux trains circuleront-ils sur deux systèmes ferroviaires différents ?
Réponse : Les trains Stadler FLIRT utiliseront les batteries sur les sections non électrifiées près de Belfast, le moteur diesel dans la zone frontalière, puis passeront à l'alimentation électrique 1500V continu de la caténaire en direction de Dublin. La transition entre les modes de propulsion est conçue pour être automatique et imperceptible pour les passagers.
Question : Quelles améliorations concrètes les passagers verront-ils à partir de 2030 ?
Réponse : Les passagers peuvent s'attendre à un temps de trajet réduit à moins de deux heures entre Dublin et Belfast, une fréquence portée à 16 services quotidiens dans chaque sens, ainsi que des équipements à bord améliorés. Les trains seront dotés de 407 sièges, d'un Wi-Fi amélioré, d'un meilleur service de restauration et seront entièrement accessibles grâce à des aménagements pour les personnes à mobilité réduite.
Question : Qui finance ce projet de 548 millions de livres sterling ?
Réponse : Le projet est cofinancé par le gouvernement irlandais (via le ministère des Transports) et l'exécutif d'Irlande du Nord (via le ministère des Infrastructures). De plus, le programme européen PEACEPLUS, financé conjointement par l'Union européenne, le gouvernement britannique et le gouvernement irlandais, apporte 165 millions d'euros.










