fr.wedoany.com Rapport : La Commission des industries environnementales (EIC) publie « Livrer l’infrastructure naturelle : un plan en trois points », un document porté par les membres du Groupement du conseil et de l’ingénierie (ACE Group), visant à obtenir pour les solutions fondées sur la nature le même statut politique et les mêmes ressources que les routes, les chemins de fer et les installations de protection contre les inondations.
L’EIC, qui représente le secteur des technologies et services environnementaux, décrit ce plan comme une feuille de route pratique soutenue par l’industrie. Les trois points clés du plan sont : considérer la nature comme une infrastructure, coordonner la livraison des projets naturels par les pouvoirs publics, et démontrer sa valeur économique.

Milda Manomaityte, directrice générale du groupe ACE, a déclaré que le secteur de l’ingénierie et des infrastructures a toujours su que les meilleures solutions consistent à travailler avec la nature plutôt que contre elle. Il a souligné la nécessité de cadres politiques, de signaux d’investissement et d’une coordination gouvernementale qui reflètent la véritable valeur de la nature. La nature accomplit déjà un travail considérable partout : absorber les inondations, rafraîchir les villes, protéger les côtes et séquestrer le carbone, mais les systèmes permettant de mesurer, coordonner et évaluer ces contributions restent immatures. Le plan en trois points vise précisément à changer cette situation.
Philippa Spence, directrice générale d’Environnement et Santé chez Ramboll, a ajouté que les arguments économiques, environnementaux et sociaux en faveur des infrastructures fondées sur la nature sont déjà solides, mais qu’il manque un cadre pour les intégrer formellement dans la planification et la prise de décision gouvernementales. Élaborer ce plan en collaboration avec l’ACE et l’EIC constitue un premier pas vers une mise en œuvre concrète.
L’EIC souligne que les solutions fondées sur la nature ont déjà fait leurs preuves en matière de résilience climatique, de gains de biodiversité, de séquestration du carbone et d’amélioration de la santé publique, avec des coûts sur l’ensemble du cycle de vie généralement inférieurs à ceux des alternatives techniques. Pourtant, ces solutions restent exclues de la planification des infrastructures traditionnelles, dépourvues du cadre d’évaluation, de la coordination interministérielle ou de la structure de livraison dont bénéficient les actifs techniques. Alors que l’Autorité nationale de transformation des infrastructures et des services entre en activité, l’EIC estime que le moment est venu d’affirmer clairement ce point : la nature n’est pas un ajout vert, mais l’un des mécanismes de livraison les plus rentables, et les politiques doivent s’adapter en conséquence.
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