Glencore relance son projet de réduction des émissions à la fonderie du Québec
2026-06-12 08:48
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fr.wedoany.com Rapport : Après l’adoption par le gouvernement du Québec d’une nouvelle loi accordant à Glencore (LSE : GLEN) plus de temps pour se conformer à des normes d’émission plus strictes, Glencore a annoncé la reprise des travaux de réduction des émissions à sa fonderie Horne, située au Québec.

Glencore a également exhorté le gouvernement fédéral canadien à fournir un « soutien rapide et spécifique » à la fonderie Horne par l’intermédiaire du Fonds d’intervention stratégique, en complément des efforts provinciaux. Dans un communiqué, Glencore a indiqué que le soutien d’Ottawa « est essentiel pour garantir la viabilité économique de la fonderie et les investissements considérables nécessaires à la modernisation et à la compétitivité de la fonderie Horne et de l’affinerie CCR ».

« La certitude réglementaire offerte par le gouvernement du Québec et ses programmes ciblés existants témoignent de l’importance que la province accorde au secteur du cuivre », a déclaré Marc Bédard, directeur des opérations des actifs métallurgiques sur mesure de Glencore, dans le communiqué. « Il ne reste plus qu’une action fédérale décisive pour consolider l’engagement du Canada. Le soutien du gouvernement canadien est essentiel pour débloquer les futurs investissements en capital, qui garantiront l’avenir de la dernière fonderie et affinerie de cuivre du Canada. »

Cette annonce marque un revirement par rapport à la position de l’entreprise en février dernier. À l’époque, Glencore avait suspendu un plan d’investissement environnemental de près de 300 millions de dollars (420 millions de dollars canadiens) et averti que des dépenses globales de près d’un milliard de dollars sur cinq ans pourraient être compromises en l’absence d’un cadre opérationnel plus clair. L’entreprise avait alors déclaré que l’incertitude entourant les futures exigences en matière d’émissions et les conditions d’autorisation rendait impossible la poursuite des projets essentiels à l’avenir de la fonderie.

Le projet de loi 11, adopté cette semaine par l’Assemblée nationale du Québec, repousse l’échéance pour la fonderie Horne de réduire ses émissions d’arsenic dans l’air ambiant à 15 nanogrammes par mètre cube. La nouvelle date limite est fixée à 2029-2030, soit deux ans plus tard que prévu, et le niveau devra être maintenu au moins jusqu’en 2033. Ces investissements visent à réduire les émissions de gaz de cette installation vieille de près d’un siècle. Horne est la seule fonderie de cuivre au Canada.

Située à Rouyn-Noranda, à environ 625 kilomètres au nord de Montréal, la fonderie Horne est l’une des rares usines en Amérique du Nord capables de traiter des concentrés de cuivre et des matériaux recyclés comme les déchets électroniques. Cela en fait un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement nord-américaine du cuivre, au moment où le Canada et d’autres pays occidentaux cherchent à réduire leur dépendance aux importations chinoises. Avec l’affinerie CCR à Montréal, Horne forme la seule chaîne complète de fusion et d’affinage du cuivre au Canada. La fonderie Horne transforme des concentrés de cuivre provenant de mines et produit environ 210 000 tonnes de cuivre et de métaux précieux par an.

Au printemps dernier, Glencore a indiqué avoir demandé un financement dans le cadre du Fonds d’intervention stratégique du Canada. Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé en septembre un fonds de 5 milliards de dollars canadiens (3,6 milliards de dollars américains) visant à stimuler les investissements commerciaux dans le secteur manufacturier dans un contexte de tensions commerciales accrues avec les États-Unis.

Glencore a été critiquée à plusieurs reprises par le Québec en raison de la pollution causée par la fonderie Horne à Rouyn-Noranda. Bien que Horne dépasse largement les normes provinciales d’émission d’arsenic, elle bénéficie d’un accord spécial avec le gouvernement provincial. Selon une autorisation ministérielle antérieure, la fonderie Horne était autorisée à émettre jusqu’à 45 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air au cours de l’exercice financier se terminant en mars, soit 15 fois la norme provinciale.

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