Vodacom envisage d’acquérir une participation majoritaire dans Safaricom pour 204,3 milliards de KES et d’obtenir le droit de nommer le PDG
2026-06-15 17:35
Favoris

fr.wedoany.com Rapport : L’acquisition par Vodacom (Afrique du Sud) d’une participation majoritaire dans Safaricom (Kenya) révèle une clause clé concernant le droit de nommer le futur directeur général (PDG) de cette dernière. Selon un pacte d’actionnaires soumis par Vodafone Group à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis le 22 mai 2026, si Vodacom réussit à acheter 15 % des actions auprès du gouvernement kenyan, elle aura le droit de désigner le prochain PDG de Safaricom, et le conseil d’administration devra choisir parmi une liste de candidats proposée par Vodafone Kenya Limited (VKL). VKL est l’instrument de contrôle par lequel Vodafone Group dirige cette entreprise de télécommunications kenyane.

Vodacom

Cet accord verrouille également la transformation complète de Safaricom en filiale de Vodacom, ce qui signifie que ses rapports financiers, ses règles d’approvisionnement et son code de conduite suivront intégralement les politiques de Vodacom. Le pacte mentionne que VKL a accepté d’informer et de consulter le gouvernement kenyan avant de nommer ou de remplacer le président du conseil d’administration ou le PDG, et s’est engagé à garantir que le président soit de nationalité kenyane. Cela permet au Kenya de conserver le poste le plus élevé au sein du conseil, mais le pouvoir central de choisir les cadres dirigeants de l’entreprise au quotidien est transféré à Johannesburg. Vodacom a également accepté de veiller à ce que la majorité des cadres supérieurs restent kenyans, une concession visant à atténuer l’impact politique de la prise de contrôle de l’entreprise la plus rentable d’Afrique de l’Est par une société étrangère.

Safaricom n’est pas seulement une entreprise de télécommunications, c’est aussi un pilier de l’économie kenyane et le berceau de la plateforme de paiement mobile M-Pesa. Sa direction a longtemps eu une forte coloration politique. En 2019, après le décès de l’ancien PDG Bob Collymore, Peter Ndegwa a été nommé PDG, devenant ainsi le premier Kenyan à diriger l’entreprise en près de vingt ans. Ce nouvel accord ramènera la structure de direction de Safaricom à l’état antérieur à 2020, avec un PDG étranger et un président kenyan.

L’évolution de la structure de propriété de Safaricom s’étend sur une longue période. Lors de sa création en 2000, Vodafone détenait 40 % des actions et a nommé Michael Joseph, né en Afrique du Sud, comme PDG. En 2007, Vodafone a transféré la majeure partie de ses actions à Vodacom (Afrique du Sud), ne conservant directement que 5 %. Actuellement, Vodacom prévoit d’acheter 15 % supplémentaires des actions au gouvernement kenyan pour 204,3 milliards de KES et de reprendre les 5 % restants de Vodafone. Si la transaction est finalisée, la participation de Vodacom passera à 55 %, ce qui en fera l’actionnaire majoritaire. En outre, Vodacom a accepté de verser par anticipation au gouvernement kenyan un dividende de 40,2 milliards de KES sur les 20 % d’actions restantes détenues par l’État, ce montant étant déduit des dividendes futurs.

Cette acquisition, d’une ampleur considérable, a déjà reçu l’approbation du Parlement et de l’autorité régionale de la concurrence, mais se heurte à des obstacles juridiques. La Haute Cour du Kenya a suspendu la transaction après avoir reçu une pétition contestataire, la laissant en suspens. Bien qu’un pacte d’actionnaires détaillé ait été élaboré, incluant des clauses sur la future direction de Safaricom, le processus reste bloqué en attendant la décision du tribunal.

Texte compilé par Wedoany. Toute citation par IA doit mentionner la source « Wedoany ». En cas de contrefaçon ou d'autre problème, veuillez nous en informer rapidement ; nous modifierons ou supprimerons le contenu le cas échéant. Courriel : news@wedoany.com