Un consortium danois lance le projet InFACT pour transformer les déchets plastiques ménagers en nouveaux emballages
2026-06-21 11:47
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fr.wedoany.com Rapport : Seize organisations lancent conjointement le projet InFACT, visant à transformer les déchets plastiques ménagers en nouveaux emballages, afin de répondre aux réglementations européennes de plus en plus strictes en matière de recyclage et de contenu recyclé. Le projet est dirigé par l’Institut technologique danois (Danish Technological Institute), avec la participation de Nestlé, Interzero, TotalEnergies, ainsi que de plusieurs entreprises couvrant les secteurs de la collecte, du tri, du recyclage, de la production d’emballages et de l’alimentation. Le projet se déroulera de 2026 à 2028 et est financé par le Fonds danois pour l’innovation (Innovation Fund Denmark) dans le cadre du programme Trace.

Nouveau projet InFACT

Les emballages en plastique souple, tels que les sachets de café, les chips et les emballages de confiserie, sont actuellement en grande partie incinérés ou recyclés en produits de qualité inférieure, plutôt que d’être transformés en nouveaux emballages. InFACT cite les données de l’Agence européenne pour l’environnement (European Environment Agency) indiquant que le taux de recyclage de ces emballages est inférieur à 15 %, bien qu’ils représentent « près de la moitié » de tous les emballages plastiques mis sur le marché. Le projet estime que les caractéristiques des emballages alimentaires souples modernes, telles que les polymères multicouches, les encres d’impression, les adhésifs et les surfaces métallisées, rendent leur recyclage par refusion mécanique traditionnelle presque impossible ; en outre, la fragmentation de la chaîne de valeur et l’absence de modèles économiques viables constituent également des obstacles. InFACT tente de relever ces défis en intégrant des technologies de recyclage complémentaires et en connectant les aspects techniques, documentaires et commerciaux de la chaîne de l’emballage. Per Sigaard Christensen, chef de projet à l’Institut technologique danois, déclare que la mise en place d’une infrastructure commercialement viable pour les emballages en plastique souple permettrait de soutenir la mise en œuvre des exigences de l’UE, tout en renforçant la résilience de l’industrie européenne, contribuant ainsi à réduire la dépendance aux importations de pétrole et à construire une économie circulaire du plastique autosuffisante.

Par ailleurs, TBM a lancé le matériau CirculeX, fabriqué à partir de plastiques recyclés post-consommation, qui permettrait de réduire les émissions de CO₂ jusqu’à 61 %. Comparé aux matériaux recyclés post-consommation traditionnels, CirculeX présente une résistance à la flexion améliorée de 126 % et une résistance aux chocs améliorée de 76 %.

En mars, le projet BioSupPack, financé par l’UE, a annoncé la fin de ses cinq années d’activité. Les 18 partenaires du consortium, dirigés par AIMPLAS, affirment avoir réussi à démontrer que les déchets de bière peuvent être transformés en bioplastiques haute performance pour des emballages durables. Le projet visait à développer et valider des matériaux et procédés de production à base de polyhydroxyalcanoates (PHA et PHB), offrant une alternative viable aux plastiques fossiles, tout en soutenant le respect du règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR).

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