Sirius Space obtient l’approbation du CNES pour utiliser le pas de tir Diamant en Guyane
2026-06-21 14:38
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fr.wedoany.com Rapport : La start-up française Sirius Space a obtenu l’approbation du Centre national d’études spatiales (CNES) pour utiliser le pas de tir Diamant du Centre spatial guyanais, afin de faire progresser son programme de micro-lanceurs. L’entreprise pourra ainsi exploiter les infrastructures de ce site pour soutenir son expansion en Europe. Le CNES a choisi Sirius Space principalement en raison de sa maîtrise unique de la technologie d’impression 3D et de sa stratégie d’expansion industrielle déjà établie.

Illustration du lanceur Sirius. © Sirius Space

L’entrée de Sirius Space sur le marché guyanais a débuté par une compétition logistique. Initialement, la start-up MaiaSpace prévoyait d’occuper le pas de tir Diamant (également appelé ELM — Ensemble de Lancements Multiples), une zone de lancement partagée au sein du centre spatial où plusieurs fusées privées peuvent coexister en utilisant des infrastructures communes telles que les routes, l’électricité ou le stockage d’oxygène liquide. MaiaSpace a finalement été déplacée vers l’ancien pas de tir Soyouz, libérant ainsi un emplacement dans la zone réservée aux petits lanceurs. Le comité du CNES a ensuite sélectionné le projet de Sirius Space pour l’occuper. Au sein de l’Ensemble de Lancements Multiples, l’entreprise dirigée par Antoine Fourcade (25 ans) ne mènera pas son projet de manière isolée, mais déploiera néanmoins ses propres installations dédiées, notamment une rampe de lancement sur mesure et un bâtiment d’assemblage spécialisé.

Sur le pas de tir Diamant, Sirius Space sera aux côtés de quatre autres entreprises européennes : la française Latitude, l’allemande Rocket Factory Augsburg, l’espagnole PayLoad Aerospace et l’allemande ISAR Aerospace. Cette co-implantation industrielle est une première au Centre spatial guyanais et crée une dynamique concurrentielle unique dans le secteur spatial européen. Cette décision confirme également l’attractivité commerciale du port spatial de Kourou, l’Europe modernisant ses infrastructures en ouvrant ses portes à ces micro-lanceurs privés afin de diversifier et de flexibiliser ses capacités de lancement futures, tout en maximisant ses revenus, à l’image du partenariat entre Arianespace et Amazon Leo.

Sirius Space a finalement obtenu l’autorisation de se rendre en Guyane grâce à la maturité technologique préalablement démontrée. En février dernier, son équipe a réalisé des tests en Allemagne, concevant et testant au moins quatre chambres de combustion indépendantes, toutes fabriquées par impression 3D.

Sirius Space Services réalise quatre tests de chambres de combustion en trois semaines grâce à la fabrication additive. © Sirius Space Services

Cette réussite en matière de tests découle directement du projet FAISCEAU mené conjointement avec le CNES, qui a validé l’utilisation d’une technologie bimatière innovante, idéale pour les propulseurs réutilisables économiques. Pour soutenir son rythme de R&D, Sirius Space Services a récemment acquis l’entreprise française d’usinage de précision AMM-42. L’objectif final de la société est de déployer trois familles de lanceurs légers dédiés à l’orbite basse, fabriqués à Blois (France) et conçus pour transporter des charges utiles de moins d’une tonne, visant à établir une nouvelle référence industrielle en Europe. Le premier tir de la société est prévu aux alentours de 2027-2028.

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