Le Conseil supérieur des travaux publics italien approuve une nouvelle directive pour la certification des systèmes de soutènement en acier
2026-06-22 11:01
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fr.wedoany.com Rapport : Le président du Conseil supérieur des travaux publics (Consiglio superiore dei lavori pubblici) a signé un décret approuvant officiellement la nouvelle directive régissant la certification des systèmes de soutènement en acier, ajoutant ainsi un élément réglementaire important au cadre juridique des travaux de renforcement des pentes et de sécurisation. Cette mesure répond à une exigence spécifique des « Normes techniques pour les constructions de 2018 » (Norme Tecniche per le Costruzioni del 2018), à savoir que tous les matériaux et produits de construction dépourvus de normes européennes harmonisées doivent faire l'objet d'une procédure de certification nationale.

Selon la nouvelle directive, le « Certificat d'évaluation technique » (Certificato di Valutazione Tecnica) devient le document officiel autorisant légalement l'utilisation de produits sans marquage CE dans les structures. Ce certificat définit clairement son champ d'application, excluant tous les systèmes soumis à des sollicitations dynamiques, tels que les barrières de protection contre les coulées de boue ou les chutes de pierres. La nouvelle procédure de certification se concentre sur les performances des composants individuels du système pour une utilisation spécifiée, sans modifier les rôles traditionnels des intervenants pendant le processus de construction. La directive réaffirme que chaque application de conception d'un produit relève de la responsabilité pleine et exclusive du concepteur, du directeur des travaux, de l'entrepreneur et du responsable de la réception, chacun selon ses attributions spécifiques définies par le décret ministériel du 17 janvier 2018 (Decreto Ministeriale del 17 gennaio 2018), couvrant la configuration géométrique et planimétrique de l'ouvrage, le choix des théories et modèles de calcul employés, jusqu'à l'exécution effective sur le chantier.

Pour obtenir le certificat d'évaluation technique, le fabricant doit soumettre une demande au Service technique central (Servizio Tecnico Centrale) et passer un examen préliminaire. Ensuite, le Service technique central délivrera une lettre de non-objection autorisant des tests de performance spécifiques sur des échantillons représentatifs du produit. Le processus de certification exige que ces tests fournissent une documentation détaillée, comprenant des certificats, des rapports d'essai et un rapport d'interprétation approfondie des résultats des tests à grande échelle. Cette procédure peut également inclure une inspection sur site de l'usine pour vérifier la correcte mise en œuvre du système de contrôle interne de la production par le fabricant. Après examen de l'ensemble des documents expérimentaux, le rapport d'approbation final sera soumis à la commission compétente du Conseil supérieur des travaux publics, et la décision finale sera signée par le président. Le certificat est valable cinq ans à compter de sa date de délivrance et peut être renouvelé, à condition que les caractéristiques intrinsèques du système, les conditions d'exploitation de la production ou le système de vérification de la stabilité des performances du produit n'aient pas changé pendant cette période.

Ce décret a un impact significatif sur la gestion du chantier, notamment lors de la phase cruciale de la réception des matériaux, en élargissant les tâches et le champ de vérification du directeur des travaux. Le directeur des travaux doit strictement s'assurer que le système de soutènement en acier est accompagné d'un certificat d'évaluation technique valide et vérifier qu'une copie de celui-ci est jointe aux documents de transport. Parallèlement, le directeur des travaux doit également obtenir les documents attestant de la conformité des résultats des essais en usine pour chaque lot de composants structurels du système. L'objectif central de cette réglementation est de garantir que la qualité du produit reste toujours identifiable et puisse être clairement rattachée à l'usine de production, grâce à un marquage enregistré auprès du Service technique central, qui doit clairement indiquer le fabricant, le site de production et les fournisseurs externes impliqués dans les différentes étapes de transformation. La traçabilité des matériaux sur le chantier exige une coordination documentaire précise entre le directeur des travaux et l'entreprise chargée de la réalisation des ouvrages de soutènement.

Si les conditions du projet l'exigent, le directeur des travaux doit enregistrer avec précision la position géographique et structurelle du système de renforcement dans l'ouvrage achevé, en correspondance avec les différents lots de livraison, puis remettre ces enregistrements signés à l'entrepreneur ou à l'entreprise de construction. L'entrepreneur est quant à lui tenu de conserver soigneusement l'ensemble de la documentation technique, y compris le marquage, les étiquettes d'identification et les instructions fournies par le directeur des travaux, jusqu'à l'achèvement des opérations liées à la réception statique. Le fabricant assume de lourdes obligations d'archivage, la loi exigeant qu'il assure la bonne conservation et la fourniture des documents accompagnant les matériaux de structure pendant une durée d'au moins dix ans.

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